Attaque contre l'aéroport de Niamey: le stock d'uranium pourrait-il en être le motif? Un expert nigérien fournit des éléments de réflexion
Attaque contre l'aéroport de Niamey: le stock d'uranium pourrait-il en être le motif? Un expert nigérien fournit des éléments de réflexion
Le 29 janvier, Abdourahamane Tiani a accusé la France d'être parmi les "sponsors des mercenaires" qui avaient attaqué l'aéroport de Niamey dans la nuit du 28 au 29 janvier. Or, un important stock d'uranium se trouve à l'aéroport.
Contacté par Sputnik Afrique, l'observateur nigérien Illiassou Boubacar rappelle le bras de fer entre Niamey et le groupe français Orano concernant ce stock d'uranium.
Il estime que pour le groupe français Orano dépossédé de sa "vache laitière", il s'agit d'une perte de "sommes exponentielles", c'est une "question de vie et de mort" pour la société.
"Maintenant ils voient que nous sommes en train d'aller vers des partenaires contre lesquels ils ne peuvent rien. Par exemple, je fais allusion à la Russie, qui a, d'abord, non seulement une arme nucléaire, mais qui a la technologie très avancée dans le domaine de l'exploitation", poursuit-t-il.
Les Français "pensaient qu'on allait rester comme ça, et qu'on allait pleurer, les supplier de revenir. Mais aujourd'hui, ils voient que cette tendance n'est plus d'actualité, mais plutôt qu'on a pris notre destin en main", avance-t-il.
L'expert espère que Niamey présentera un "dossier impeccable au niveau du procès contre Orano, pour que le Niger puisse triompher et le gagner".
En juin 2025, le gouvernement nigérien avait nationalisé Somair, coentreprise entre le groupe français Orano et la société d'État nigérienne Sopamin. En novembre 2025, les autorités militaires ont fait savoir leur intention de mettre sur le marché international le stock d’uranium issu de cette nationalisation.
Orano a engagé quatre procédures d’arbitrage en réaction. Selon le groupe, ce stock représente une valeur marchande de 300 millions d’euros.
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