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Avenir souverain
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Bamako dit stop: “Les anciens codes miniers favorisaient les étrangers”

Bamako dit stop: “Les anciens codes miniers favorisaient les étrangers”
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Dans cet épisode, Djibril Diallo, président de l’Association pour la promotion des ressources minérales, analyse la reprise en main du secteur aurifère malien. Nouveau code minier, participation renforcée de l’État et raffinerie nationale: il décrypte les enjeux financiers, économiques et stratégiques de cette souveraineté retrouvée.
Au Mali, l’or n’est plus seulement une ressource à extraire, il devient un véritable levier stratégique pour l’économie nationale. Pour Djibril Diallo, la réforme engagée depuis 2023 traduit une volonté claire du pays de maîtriser ses richesses et d’en tirer pleinement profit.
Selon lui, le nouveau code minier et la création d’une commission spécialisée directement rattachée à la présidence permettent à l’État de peser sur toutes les décisions, là où auparavant il n’avait qu’une présence symbolique. La hausse de la participation publique à 30 % offre au Mali un véritable pouvoir sur les projets aurifères et protège ses intérêts face aux multinationales.
Pour lui, la construction d’une raffinerie nationale d’or en partenariat avec la Russie confirme cette stratégie. Avec une capacité de traitement de 200 tonnes par an, soit près de quatre fois la production actuelle, et une participation de l’État à 62 %, le Mali pourra mieux contrôler les volumes extraits, appliquer efficacement taxes et redevances, et capter une part importante de la valeur ajoutée.
Djibril Diallo estime que ces mesures ne sont pas seulement économiques. Elles marquent un tournant dans la souveraineté du pays, ouvrent la voie à un développement durable et à la création d’emplois qualifiés, tout en donnant au Mali la capacité de décider de son destin face aux appétits étrangers.

“L’or étant la première ressource d’exploitation du Mali à l’étranger, représentant 75 % du budget national et de l’économie, c’est une richesse stratégique qu’il faut savoir maîtriser. Les anciens codes miniers favorisaient largement les multinationales étrangères et ne donnaient à l’État qu’une participation symbolique de 10 %, ce qui l’empêchait de décider et de protéger ses intérêts. Aujourd’hui, avec le nouveau code et la mise en place d’une commission spécialisée, l’État peut peser sur toutes les décisions, contrôler les flux financiers et orienter le secteur vers un véritable partenariat équilibré. La construction de la raffinerie nationale permettra de sortir de l’exportation brute, de capturer l’ensemble de la valeur ajoutée, de créer des emplois et de renforcer durablement la souveraineté économique du Mali”, a-t-il rappelé.

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