"La majorité des pathologies humaines ont des réservoirs animaux. Si on veut les parer, il faut aller à la source" – médecin malien

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La majorité des pathologies humaines ont des réservoirs animaux - Sputnik Afrique, 1920, 26.01.2026
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"La majorité des pathologies humaines ont des réservoirs animaux. Si on veut les parer, il faut aller à la source" – médecin malien

Au Mali, One Health est une approche intégrée essentielle pour lutter contre les maladies infectieuses, a acquiescé, lors d'un entretien avec Sputnik Afrique, le professeur Madou Traoré.

"Les maladies humaines ne peuvent pas être gérées uniquement par la médecine humaine", explique le chef de service d’Infectiologie à l’hôpital de Sikasso.

Exemple avec la rage: en vaccinant les chiens contaminés, on réduit le risque de transmission à l’homme.

En outre, les conditions environnementales jouent un rôle clé dans l’émergence de maladies comme la dengue ou Ebola, poursuit l'expert.

Les fortes pluies créent des eaux stagnantes, favorisant la prolifération des moustiques, vecteurs de la dengue, explique-t-il.

Face à ces menaces, le Mali mise sur une stratégie multisectorielle. "Nous avons commencé à faire des réunions" avec des environnementalistes, des médecins et des vétérinaires pour coordonner les actions, pour agir plus efficacement.

Pour certaines maladies, comme la dengue, la vaccination devient une priorité. "Deux vaccins très efficaces" existent, "il suffit juste d'informer" et commencer à vacciner, selon Madou Traoré.

Une étude menée à Sikasso a révélé une prévalence de 12% de la dengue en 2023, avec des cas compliqués, mais aucune occurrence cette année, dit-il.

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