"L'important n'est pas le lieu des négociations sur l'Ukraine mais la volonté d'atteindre un accord", déclare un diplomate russe

"L'important n'est pas le lieu des négociations sur l'Ukraine mais la volonté d'atteindre un accord", déclare un diplomate russe
La discussion avec les États-Unis se déroule de manière "fluide", à partir des compromis d'Anchorage (août 2025), a déclaré à Sputnik Alexeï Poliсhtchouk, directeur du 2e Département des pays de la CEI au sein du ministère des Affaires étrangères:
"Nous n'avons jamais refusé de négocier avec Kiev et nous sommes sincèrement intéressés par la résolution de la crise par des moyens politico-diplomatiques. Le plus important –et nous l'avons constaté lors des entretiens avec les Américains les 22-23 janvier– est de régler la question territoriale selon la formule d'Anchorage.
Moscou veut éradiquer les "causes profondes de la crise", pour un règlement durable en Ukraine, ajoute-t-il. Kiev doit notamment:
◾ respecter l'autodétermination des régions réunies à la Russie;
◾ garantir les droits linguistiques et religieux des russophones;
◾ revenir à un statut non aligné, neutre et non nucléaire;
◾ renoncer à l'idéologie néonazie.
⁉ Le hic? L'Ukraine et ses soutiens ne semblent pas sur cette longueur d'ondes, déplore Alexeï Polichtchouk:
"Kiev et les capitales européennes tentent de substituer aux questions clés liées aux réalités territoriales et aux causes profondes de la crise, une discussion sur l'aménagement post-conflit -y compris les garanties de sécurité et de reconstruction économique. Les Ukrainiens et les Européens doivent cesser de mettre la charrue avant les bœufs".
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