La Guinée-Bissau confirme avoir suspendu une étude de vaccin contre l'hépatite B jugée controversée

La Guinée-Bissau confirme avoir suspendu une étude de vaccin contre l'hépatite B jugée controversée
L'étude a été suspendue dans l'attente d'un examen éthique, a annoncé le ministre guinéen de la Santé, Quinhi Nantot, lors d'une conférence de presse organisée par les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique).
Financée en partie par les États-Unis et menée par des chercheurs danois, l'étude devrait être menée auprès de nourrissons. Elle a été conçue comme un essai contrôlé randomisé auprès de 14.000 nouveau-nés: la moitié devait être vaccinée à la naissance, l'autre moitié six semaines plus tard.
Les enfants devraient ensuite être suivis afin d'évaluer la mortalité, les maladies et les conséquences à long terme sur leur développement. Certains experts estiment que ce protocole de recherche est contraire à l'éthique, car il priverait de vaccins efficaces des nouveau-nés présentant un risque élevé d'infection.
Actuellement, en Guinée-Bissau, des nourrissons reçoivent le vaccin à l'âge de six semaines, mais la vaccination sera étendue à tous les nouveau-nés en 2028. Depuis 2009, l'OMS recommande la vaccination dès la naissance.
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