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Sans Détour
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Svetlana Kissileva: La paix, mais pas à n’importe quel prix

Svetlana Kissileva: La paix, mais pas à n’importe quel prix
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Dans cet épisode de Sans Détour, Svetlana Kissileva, journaliste et photographe à Donetsk, nous parle de la vie à Donetsk, de la manière dont le rattachement à la Russie s’est fait et de la façon dont, aujourd’hui, les gens attendent la victoire de la Russie pour enfin vivre en paix.
Suite au soulèvement populaire en 2014, comme le rappelle Svetlana Kissileva, Kiev a envoyé l’armée contre la population civile qui refusait le Maïdan dans l’Est de l’Ukraine:
"L'Ukraine a tout de suite envoyé les troupes, l'armée, contre les habitants de la région, il y a eu des combats acharnés. (...) Il y a eu des pertes, et il faut rappeler que c'était un soulèvement populaire, des mineurs, des travailleurs. Au départ, ils n'avaient pas d'armes, ensuite ils ont réussi à s'emparer des stocks d'armes ukrainiennes pour résister. Donc c'était vraiment les hommes, les habitants, la population, qui ont fait face à l'armée ukrainienne".
Svetlana Kissileva rappelle l’habitude de désinformation dans les médias occidentaux, notamment au sujet des camions blancs de l’aide humanitaire apportée par la Russie aux habitants de la région:
"Oui, c'était de l'aide humanitaire. Mais on a l'habitude de la déformation des choses par l'Occident. C'est un peu la même chose, quand on dit que l'armée russe vole des lave-linges pour prendre les puces et armer les missiles".
La population avait conscience du faux rôle d’observateur joué par l’OSCE suite aux Accords de Minsk:
"Les gens étaient conscients, que l'OSCE ne faisait pas ce qu'il devait faire. Il y a eu des images humoristiques qui circulaient ici de membres de l’OSCE avec des lunettes noires, pour dire qu’à l'OSCE ce sont des aveugles".
Et malgré les tirs constants, encore aujourd’hui, Svetlana Kissileva souligne que la vie reprend à Donetsk, avec les réouverture des écoles et des théâtres:
"Elles ont commencé à ouvrir cette année. Jusqu’alors, il y avait des cours à distance, mais comme l'armée atlantico-ukrainienne a été bien repoussée, la décision a été prise de permettre aux enfants de reprendre une vie scolaire à peu près normale. Donc les écoles ont été ouvertes, même dans des quartiers qui étaient proches de la ligne de front à l'époque".
Cela reste parfois difficile à cause des tirs de l’armée atlantico-ukrainienne contre les bâtiments civils, comme en ce qui concerne l’Université technique de Donetsk. Ici, comme le souligne Svetlana Kissileva, on voit que toutes les régions de Russie s’investissent dans la reconstruction du Donbass:
"Il y en a un des bâtiments très important, qui est détruit, mais qui va être réparé par les équipes de Saint-Pétersbourg".
Svetlana Kissileva souligne que des éclats d’armes de l’Otan ont été trouvés avant même 2022, ce qui veut dire que l’armée ukrainienne était déjà fournie:
"Très vite, on a pu relever les éclats d'obus des armes de l'Otan. Ce qui est sûr, c’est que l'Ukraine était déjà bien équipée en armes atlantistes avant".
Des camps militaires ont également été instaurés très tôt, même avant le Maïdan de 2014, dans l’Est de l’Ukraine:
"Bien avant ce qu'on appelle entre guillemets la révolution de Maïdan, en Ukraine il y a aussi eu des camps d'entraînement, et par exemple à Marioupol, on a retrouvé les brochures destinées destinés à ceux qui s'entraînaient dans ces camps. Ils étaient supervisés par les militaires de l'Otan".
Comme le raconte Svetlana Kissileva, les gens attendent plutôt que la Russie puisse terminer la dénazification, qui avait été commencée avec la Seconde Guerre mondiale :
"J'ai une amie, qui a aujourd'hui son fils et ses deux petits-fils engagés dans l'armée. Elle est persuadée qu'il faut aller jusqu'au bout et en finir, puisque l’on sait qu'après la Seconde Guerre mondiale, des bandéristes ont été graciés, et en fait, c’est ce qui a permis de les manipuler, les utiliser encore contre la Russie".
Comme conclue Svetlana Kissileva:
"Et espérons quand même que la paix arrive vite, mais pas n'importe quel prix".
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