CAN 2025, la finale de toutes les polémiques

CAN 2025, la finale de toutes les polémiques
Après une nuit électrique au Stade Prince Moulay Abdallah de Rabat, le Sénégal a arraché la victoire (1-0) face au Maroc, décrochant ainsi sa deuxième étoile. Cependant cette rencontre est ternie par les nombreuses contestations qui ont émaillé la soirée.
Sputnik Afrique fait le point avec des analystes et des journalistes sur les ratés de cette finale, ainsi que sur les bons et les mauvais points de la compétition.
Naturellement, c’est l’arbitrage du match final qui suscite le plus de controverse: pour le journaliste sportif camerounais William Meli "il y a quelques fautes qui étaient très souvent sifflées sur les joueurs sénégalais, et il y a très peu de fautes sifflées pour les Marocains".
"D'ailleurs, depuis le début de la compétition, on avait vu comme s'il y avait un avantage côté arbitral pour les Marocains comparativement à leurs adversaires", insiste-t-il.
Selon lui, une finale où les joueurs menacent de partir "jette du discrédit sur la compétition". Dans le même temps, le journaliste salue le niveau d’organisation et de sécurité assuré par le Maroc pour la CAN.
Joël Babanda, ancien footballeur international camerounais, avoue lui aussi avoir eu "le sentiment que pour une même faute, l'équipe adversaire au Maroc était plus sanctionné encore que ne l'était le Maroc".
Il loue notamment "les cérémonies d'ouverture et de clôture", mais aussi bien le fait que "toutes les stars étaient au rendez-vous et très en forme". "On peut dire que la CAN, c'est aussi l'espace pour exposer le stylisme à l'africaine", souligne-t-il.
L’ex-joueur constate en plus que le Maroc "a vraiment mis la barre très haut côté infrastructures": "Lors de cette CAN, il y avait de la pluie, mais à aucun moment dans le jeu on a vu des stades qui étaient gras, qui étaient boueux".
Pour sa part, le journaliste sportif Charles Douglas Ndemba évoque également de "forts relents de suspicion sur l'arbitrage, notamment sur les rencontres du Maroc", soulignant qu’il ne pense pas que les Marocains "avaient besoin de ce coup de pouce".
Quant à l’organisation de l’évènement, il estime que "le Maroc peut être fier" – mais indique qu’en vue de nouvelles compétitions internationales qui seront accueillis par le royaume "il faut diminuer l'influence du pays organisateur sur la gestion de ses rencontres".
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