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Le Mali recadre la France au Conseil de sécurité de l’Onu au sujet des droits de l’Homme
Le Mali recadre la France au Conseil de sécurité de l’Onu au sujet des droits de l’Homme
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La situation au Mali a déclenché un accrochage entre Bamako et Paris au sein du Conseil de sécurité de l’Onu. Un diplomate malien a recadré le représentant de... 14.04.2023, Sputnik Afrique
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Une vive passe d’armes entre les diplomates français et malien a eu lieu le 12 avril au cours d’une réunion du Conseil de sécurité de l’Onu.Évoquant la situation au Mali et plus particulièrement la mise en œuvre du mandat de la mission onusienne Minusma au Mali, Nicolas de Rivière, représentant permanent de la France auprès des Nations unies, a appelé à respecter "l’intégralité de son mandat".En avril 2022 l'armée malienne a rejeté les accusations d’exactions à Moura et révélé les détails de l’opération qui a conduit à la neutralisation de 203 terroristes. "Les porteurs de ces informations infondées n’ont d’autres objectifs que de tenir l’image" des forces maliennes, a affirmé l’État-major général des Armées (EMGA) dans un communiqué."Mémoire sélective"En réagissant, Issa Konfourou, représentant permanent du Mali au Conseil de sécurité, a à son tour dénoncé "la mémoire sélective" du diplomate français car il n’a parlé que de l’opération à Moura sans mentionner les "violations des droits de l’Homme sur les populations maliennes par les forces françaises".Il a dénoncé la "politisation et la stigmatisation" concernant la question des droits de l’Homme. De plus, le diplomate malien a indiqué avoir entendu au cours de la réunion une interpellation à ce sujet du représentant de l’Equateur, affirmant que Bamako n’a pas de leçon à recevoir d’un pays régulièrement interpellé par rapport aux violations des droits civils.
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Le Mali recadre la France au Conseil de sécurité de l’Onu au sujet des droits de l’Homme
10:10 14.04.2023 (Mis à jour: 14:45 14.04.2023) La situation au Mali a déclenché un accrochage entre Bamako et Paris au sein du Conseil de sécurité de l’Onu. Un diplomate malien a recadré le représentant de la France, parlant du non-respect du mandat de Minusma. Le Malien a ainsi pointé des "violations des droits de l’Homme" par les forces françaises.
Une vive passe d’armes entre les diplomates français et malien a eu lieu le 12 avril au cours d’une réunion du Conseil de sécurité de l’Onu.
Évoquant la situation au Mali et plus particulièrement la mise en œuvre du mandat de la mission onusienne Minusma au Mali, Nicolas de Rivière, représentant permanent de la France auprès des Nations unies, a appelé à respecter "l’intégralité de son mandat".
"La Minusma est mandatée dans le domaine des droits de l’Homme et elle doit pouvoir exécuter ses tâches sans entrave. À ce propos il n’est pas normal que nous ne soyons toujours pas informés sur le massacre de Moura, commis il y a plus d’un", a-t-il déclaré.
En avril 2022 l'armée malienne a rejeté les accusations d’exactions à Moura et révélé les détails de l’opération qui a conduit à la neutralisation de 203 terroristes. "Les porteurs de ces informations infondées n’ont d’autres objectifs que de tenir l’image" des forces maliennes, a affirmé l’État-major général des Armées (EMGA)
dans un communiqué.
En réagissant, Issa Konfourou, représentant permanent du Mali au Conseil de sécurité, a à son tour dénoncé "la mémoire sélective" du diplomate français car il n’a parlé que de l’opération à Moura sans mentionner les "violations des droits de l’Homme sur les populations maliennes par les forces françaises".
"En janvier 2021, les forces françaises ont transformé une célébration de mariage en deuil au Mali à Bounty. J’aurais aimé, s’il n’avait pas la mémoire sélective, qu’il dise à ce conseil les efforts qu’ils ont faits pour donner suite aux deux rapports qui ont été publiés à cet effet", a riposté le diplomate malien.
Il a dénoncé la "politisation et la stigmatisation" concernant la question des droits de l’Homme. De plus, le diplomate malien a indiqué avoir entendu au cours de la réunion une interpellation à ce sujet du représentant de l’Equateur, affirmant que Bamako n’a pas de leçon à recevoir d’un pays régulièrement interpellé par rapport aux violations des droits civils.