Bisbille au RN: un élu inaugure une mosquée géante

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Une mosquée (image d'illustration) - Sputnik Afrique, 1920, 25.03.2023
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Le député RN du Vaucluse, Joris Hébrard, a reçu un blâme de son parti après avoir inauguré une mosquée, supposée liée aux réseaux d’influence turcs.
Drôle de polémique au Rassemblement National. Le parti de Marine Le Pen, jamais le dernier pour dénoncer l’entrisme religieux en France, se voit pris à son propre jeu. L’un de ses élus, Joris Hébrard, vient en effet d’inaugurer une mosquée géante sur la commune du Pontet. Le député du Vaucluse a finalement écopé d’un blâme du bureau exécutif, rapporte un communiqué du RN.
L’élu avait pourtant posé la première pierre de cette gigantesque mosquée il y a trois ans, sans que cela ne provoque de polémique. L’édifice, d’une superficie de 1.500 m2, est censé pouvoir accueillir 2.700 personnes, selon Le Point. C’est la seule mosquée du département à posséder un dôme et un minaret.
La controverse a également fait jaser du côté du parti Reconquête! d’Éric Zemmour. Le lanceur d’alerte Damien Rieu, ancien candidat aux législatives, a ainsi fait remarquer que la mosquée était affiliée au Diyanet, direction des affaires religieuses turque, y voyant une forme d’ingérence.
Marion Maréchal, nièce de Marine Le Pen passée chez Reconquête, a pour sa part fustigée le "clientélisme" de l’élu RN. Elle regrette également le nom choisie pour la mosquée "Fathi", signifiant "conquérant" en turc.

Le précédent strasbourgeois

Cette affaire rappelle celle de la grande mosquée de Strasbourg, elle aussi passée sous le feu des critiques en 2021. L’édifice religieux, censé devenir le plus grand d’Europe, s’était notamment attiré les critiques pour être porté par l’association turque Millî Görüs, non signataire de la "Chartre des principes de l’islam de France".
La maire écologiste de la ville, Jeanne Barseghian avait pourtant développé une enveloppe de 2,5 millions d’euros pour financer la construction. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait alors fait part de sa colère, fustigeant une élue "trop complaisante" et l’accusant de "financer une ingérence étrangère en France". Millî Görüs avait finalement décidé de ne pas accepter la subvention.
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