Munitions pour Kiev: Londres aurait créé un groupe de travail secret

CC BY-SA 2.0 / mrgarethm / MODLe siège du ministère britannique de la Défense à Londres
Le siège du ministère britannique de la Défense à Londres - Sputnik Afrique, 1920, 23.02.2023
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Un groupe secret aurait été mis sur pied au Royaume-Uni pour l’achat de plus de munitions soviétiques pour Kiev, selon le New York Times.
Le ministère britannique de la Défense aurait créé un groupe de travail secret dont le but serait d'acquérir des munitions de type soviétique pour l'Ukraine, relate le New York Times.
Selon le New York Times, depuis le début de l’opération spéciale russe en Ukraine, Londres et Washington ont financé plusieurs contrats d'armement pour Kiev, impliquant des pays tiers et des intermédiaires. Des courtiers américains rechercheraient des obus pour dans des usines en Bosnie-Herzégovine, en Serbie et en Roumanie.

Échec d’un accord

Le journal affirme qu’en juin 2022, le Royaume-Uni aurait conclu un accord avec la société publique pakistanaise Pakistan Ordnance Factories pour acheter 40.000 obus et roquettes.
D’après le New York Times, Londres aurait dû verser la somme requise à un intermédiaire roumain et les armes auraient dû être livrées du Pakistan au Royaume-Uni sans mentionner la destination finale, soit l’Ukraine.
Cependant, l'accord aurait échoué puisque le fournisseur pakistanais n’a pu livrer ces munitions.

En quête d’armes pour l’Ukraine

En juin 2022, un trafiquant d'armes tchèque aurait offert à l'Ukraine des munitions et une douzaine d’avions d’attaque au sol de style soviétique pour quelque 185 millions de dollars, d’après des documents obtenus par le journal.
Le Luxembourg, à son tour, fournirait des armes de fabrication tchèque à Kiev, selon le quotidien. Des usines de munitions seraient en train de rouvrir en Bulgarie. Selon le NYT, des représentants de l'ambassade américaine auraient assisté à la cérémonie d'ouverture de l'une des lignes de production.
La Bulgarie a historiquement des liens étroits avec Moscou, bien qu'elle fasse partie de l'Union européenne et de l’Otan depuis le début des années 2000. Les révélations selon lesquelles Sofia a fourni des armes à l’Ukraine, malgré une forte opposition aux livraisons d’armes vers ce pays, ont déclenché une vive polémique dans le pays en été dernier, rappelle le journal.
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