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"À bas la France!": des milliers de manifestants dans les rues d’Ouagadougou
"À bas la France!": des milliers de manifestants dans les rues d’Ouagadougou
Sputnik Afrique
Des milliers de manifestants ont encore envahi les rues de la capitale burkinabée pour montrer leur soutien à la Transition et conspuer la présence française. 28.01.2023, Sputnik Afrique
2023-01-28T21:10+0100
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Plus une semaine ne s’écoule au Burkina sans que des manifestations n’aient lieu. Ce 28 janvier, des milliers de protestataires se sont encore réunis à Ouagadougou, en signe de soutien aux autorités de la transition.Le rassemblement a eu lieu à l’appel de plusieurs organisations de la société civile. La place de l’Indépendance est vite devenue noire de monde.Des drapeaux russes, maliens et évidement burkinabés ont été déployés. Certains manifestants portaient des photos et même des tee-shirts à l’effigie d’IbrahimTraoré, Président de la Transition.Comme souvent depuis le début de ces mouvements, les protestataires ont demandé le départ de l’armée française. "Armée française, dégage!", "À bas la France!", ont été quelques-uns des slogans scandés.Certains manifestants ont également marqué leur sympathie vis-à-vis de la Russie, appelant à une collaboration plus poussée. Moscou semble pour certains un partenaire plus fiable que Paris.Paris lâche du lestCes manifestations sont devenues fréquentes ces derniers mois au Burkina. Certaines d’entre elles ont parfois débouché sur des débordements, l’Institut français subissant notamment des dégradations à Ouagadougou.Devant la pression de la rue, Paris a d’ailleurs commencé à lâcher du lest. Les troupes en garnison devraient ainsi quitter le pays d’ici un mois, a déclaré le ministère français des Affaires étrangères. L’Hexagone a également rappelé son ambassadeur, Luc Hallade, officiellement "pour consultation". Le diplomate est très contesté à Ouagadougou, y compris dans les hautes sphères.
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"À bas la France!": des milliers de manifestants dans les rues d’Ouagadougou
Des milliers de manifestants ont encore envahi les rues de la capitale burkinabée pour montrer leur soutien à la Transition et conspuer la présence française.
Plus une semaine ne s’écoule au Burkina sans que des manifestations n’aient lieu. Ce 28 janvier, des milliers de protestataires se sont encore réunis à Ouagadougou, en signe de soutien aux autorités de la transition.
Le rassemblement a eu lieu à l’appel de plusieurs organisations de la société civile. La place de l’Indépendance est vite devenue noire de monde.
Des drapeaux russes, maliens et évidement burkinabés ont été déployés. Certains manifestants portaient des photos et même des tee-shirts à l’effigie d’IbrahimTraoré, Président de la Transition.
Comme souvent depuis le début de ces mouvements, les protestataires ont demandé le départ de l’armée française. "Armée française, dégage!", "À bas la France!", ont été quelques-uns des slogans scandés.
Certains manifestants ont également marqué leur sympathie vis-à-vis de la Russie, appelant à une collaboration plus poussée. Moscou semble pour certains un partenaire plus fiable que Paris.
"Si je voyais Poutine, je lui donnerais ma fille en mariage. Si je croise une Russe, je voudrais qu'elle devienne ma femme, tellement je suis content et fier d'eux. Les Russes quand ils aident, ils aident franchement. Ils ne nous aiment pas avec des contreparties cachées, comme la France", déclare ainsi un manifestant à franceinfo.
Ces manifestations sont devenues fréquentes ces derniers mois au Burkina. Certaines d’entre elles ont parfois débouché sur des débordements, l’Institut français subissant notamment des dégradations à Ouagadougou.
Devant la pression de la rue, Paris a d’ailleurs commencé à lâcher du lest. Les troupes en garnison devraient ainsi
quitter le pays d’ici un mois, a déclaré le ministère français des Affaires étrangères. L’Hexagone a également
rappelé son ambassadeur, Luc Hallade, officiellement "pour consultation". Le diplomate est très contesté à Ouagadougou, y compris dans les hautes sphères.