Au Gabon, la promotion des droits des femmes reste insuffisante, selon un sondage

Libreville - Sputnik Afrique, 1920, 30.12.2022
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Les Gabonais louent les efforts mis en place par le gouvernement pour promouvoir les droits des femmes, selon une enquête spéciale d’Afrobarometer. Des efforts considérables, mais tout de même insuffisants.
Les droits des femmes commencent progressivement à être reconnus à leur juste valeur au Gabon. Les Gabonais en sont fiers et approuvent cette avancée, ressort-il d’une enquête spéciale du round 9 d’Afrobarometer.
"D’après la plus récente enquête Afrobarometer au Gabon, 80% des Gabonais disent que les hommes et les femmes devraient avoir les mêmes droits de posséder et d'hériter des terres", indique le rapport de l’enquête.
Une refonte complète du Code civil a donné aux femmes les mêmes droits qu’aux hommes d’être chef de famille, d’obtenir un emploi sans l’autorisation de leur conjoint, de choisir où elles veulent vivre, d’ouvrir un compte bancaire et de contrôler et d’hériter des actifs, entre autres.

Encore des efforts à faire

Les mesures législatives montrent un effort pour surmonter les marques de l’ancien Code civil qui concédait le contrôle des femmes aux hommes. Le droit civil donnait la priorité aux hommes d’être les chefs de famille, pour diriger avec une autorité excessive et injustifiée la vie familiale ainsi que l’existence de la femme, dans les secteurs de l’emploi, l’obtention de documents et l’ouverture de compte bancaire.
Il y a encore des défis à relever, comme la vulgarisation et l’application des nouvelles lois face aux stéréotypes sociaux et aux préjugés de sexe qui demeurent dans la société gabonaise.
Par ailleurs, les femmes ne détiennent que 15,38% des sièges parlementaires au Gabon, selon un rapport de Inter-Parliamentary Union, édition 2022.
La grossesse précoce, qui contraint plus de la moitié des élèves-mères à abandonner leur scolarité, restreint le niveau d’instruction et le statut socio-économique des femmes, d’après une rapport de l’UNICEF, paru en 2017.
Un péril qui se lit également en considérant les avortements clandestins, qui constituent l’une des causes les plus importantes de décès de femmes enceintes dans le pays, a rapporté New Humanitarian en 2015.
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