Violents heurts entre policiers et manifestants dans la capitale tchadienne - images

© Djibrine Nouh AlwaliLe marché de Diguel réouvert à N'Djamena au Tchad, situé dans la commune du 8ème arrondissement
Le marché de Diguel réouvert à N'Djamena au Tchad, situé dans la commune du 8ème arrondissement - Sputnik Afrique, 1920, 20.10.2022
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Des violents heurts entre policiers et manifestants sont rapportés à N'Djamena. On déplore déja des morts et des blessés. Sur les réseaux sociaux, les appels à sortir dans les rues se multiplient pour dire "non au pouvoir de la transition".
Des centaines de personnes se sont réunies à N'Djamena, des heurts entre les forces de l’ordre et les manifestants sont rapportés par l’AFP. Une "trentaine" de morts est à déplorer, dont une "dizaine" parmi les forces de sécurité, selon les autorités.
Des nuages de fumée sont visibles dans la capitale tchadienne, des barricades sont dressées dans plusieurs quartiers, des pneus brûlent sur certains axes principaux.
Ces affrontements se déroulent après la prolongation pour deux ans de la période de transition, qui devait s'achever ce 20 octobre. Sur les réseaux sociaux, les appels à sortir dans les rues se multiplient pour dire "non au pouvoir de la transition". La manifestation avait été interdite par les autorités.
De plus, N'Djamena et d’autres villes du sud et du centre du pays restent exposées à des inondations. De fortes pluies tombent depuis plusieurs semaines et ont affecté plus d'un million de personnes.
La veille le Président tchadien Mahamat Déby Itno a décrété "l'état d'urgence".

La période de transition

Le 20 avril 2021, après l'annonce du meurtre du maréchal Déby, l'armée avait proclamé son fils Mahamat Idriss Déby Itno, 37 ans, Président de la République. Lui, ainsi que 15 généraux, sont restés au pouvoir pour une période de transition de 18 mois renouvelable une fois, tout en promettant des "élections libres et démocratiques" après.
Début octobre 2022, Mahamat Idriss Déby Itno a été maintenu dans sa fonction et une deuxième période de transition de deux ans a été décrétée.
"Ils nous tirent dessus. Ils tuent notre peuple. Les soldats du seul général qui a refusé d’honorer sa parole et aujourd’hui c’est la fin des 18 mois, voilà comment il entend installer la dynastie en tuant le peuple", a lancé sur Twitter Sussès Masra, leader du parti Les Transformateurs, l’un des partis à l’origine des appels à la manifestation.

La France condamne les violences

Le ministère français des Affaires étrangères a "condamné" les violences à N'Djamena.
"Des violences sont survenues ce matin au Tchad, avec notamment l'utilisation d'armes létales contre les manifestants, ce que la France condamne", souligne le ministère dans le communiqué.
Paris "ne joue aucun rôle dans ces événements, qui relèvent strictement de la politique intérieure du Tchad. Les fausses informations sur une prétendue implication de la France n'ont aucun fondement", a-t-il ajouté.
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