Adaptation au changement climatique: l’Afrique veut mobiliser 25 milliards de dollars

© AP Photo / Dolf van ZuydamAfrique du Sud (archives)
Afrique du Sud (archives) - Sputnik Afrique, 1920, 06.09.2022
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Un sommet réunissant des dirigeants africains et consacré à l'adaptation du continent aux changements climatiques s'est ouvert lundi aux Pays-Bas. Il a pour objectif de mobiliser 25 milliards de dollars d’ici 2025 au service du financement de cette adaptation.
Un sommet à Rotterdam, aux Pays-Bas, en soutien à l'adaptation de l'Afrique au changement climatique a réuni le 5 septembre notamment l'Union africaine, le Fonds monétaire international et le Centre mondial sur l'Adaptation.
L’objectif de cette réunion est de mobiliser 25 milliards de dollars d’ici 2025 au service du financement de cette adaptation, a rappelé Patrick Verkooijen président du Centre mondial pour l’adaptation climatique (CGA), organisateur du sommet.
Le continent, qui n'est responsable que de moins de 4% de la pollution mondiale, continue en attendant de lutter contre la sécheresse, les cyclones et la chaleur extrême, selon des responsables cités par Africa news.
L’Afrique est cependant la zone la plus vulnérable face à ces changements climatiques, car moins capable de s'adapter. En effet, 33 États africains sur 54 font partie des pays les moins avancés.

Absence des "principaux pollueurs"

Plusieurs chefs d'État africains, à savoir le dirigeant sénégalais et président de l’Union africaine (UA) Macky Sall, celui du Ghana, Nana Akufo-Addo, mais aussi celui de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, la Présidente de l’Éthiopie, Sahle-Work Zewde, et Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’UA, ont d'ailleurs dénoncé l'absence de dirigeants de pays industrialisés à ce sommet.
"Ils sont les principaux pollueurs et doivent financer l’adaptation" des pays qui ne sont pas responsables du dérèglement climatique, a condamné le Président du Sénégal, s'indignant du fait qu'aucun dirigeant occidental n’ait fait le déplacement.
Le fait que les pays africains sont "d’ores et déjà contraints de consacrer entre 2% et 5% de leur PIB pour faire face à un problème qu’ils n’ont pas créé" en recevant "une part insignifiante de financements internationaux" "est une des plus choquantes injustices à l’égard du continent", a critiqué Moussa Faki Mahamat, cité par Le Monde.

Des promesses non tenues

La moitié du montant promis par le Programme d'accélération de l'adaptation en Afrique, une initiative conjointe entre divers États et organisations lancée en 2021, est promise par la Banque africaine de développement. Des représentants du Danemark, du Royaume-Uni, de la France, des Pays-Bas, du Fonds monétaire international et d'autres offrent également leur soutien à l'initiative.
Le sommet intervient quelques semaines seulement après que l'Organisation de coopération et de développement économiques a constaté que les pays riches n'avaient pas tenu leur promesse de 2009 de dépenser 100 milliards de dollars par an pour aider les pays en développement à s'adapter au réchauffement climatique, rappelle Africa news.
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