Baisse de la demande et explosion du prix de l'énergie: ArcelorMittal réduit la voilure en Europe

électricité - Sputnik Afrique, 1920, 04.09.2022
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Le deuxième sidérurgiste mondial ArcelorMittal a décidé de mettre à l'arrêt deux de ses hauts-fourneaux en Europe, à Brême (nord-ouest de l'Allemagne) et dans les Asturies (nord de l'Espagne), afin de faire face à la baisse de la demande et à la flambée des prix de l'énergie.
ArcelorMittal va mettre à l'arrêt deux installations en Allemagne en raison "de prix de l'énergie qui ont grimpé de manière exorbitante", affectant ainsi "fortement" la compétitivité de la production d'acier, a expliqué le groupe dans un communiqué publié vendredi.
"A cela s'ajoutent une faible demande du marché, des perspectives économiques négatives et des coûts de CO2 toujours élevés en matière de production d'acier", déplore ArcelorMittal qui s'inquiète du fait qu'en Allemagne, "toutes les installations ne peuvent plus être exploitées de façon rentable".
Le ralentissement de l'industrie automobile, habituel gros client de l'industrie sidérurgique, est notamment souligné.
L'un des deux hauts-fourneaux du site de production d'acier plat de Brême sera donc fermé "à partir de la fin septembre, et ce jusqu'à nouvel ordre".
"Les coûts élevés du gaz et de l'électricité pèsent fortement sur notre compétitivité", a expliqué Reiner Blaschek, le patron d'ArcelorMittal Allemagne, également responsable de l'usine de Brême. Il a en outre dénoncé la nouvelle taxe sur le gaz qui entrera en vigueur le 1er octobre en Allemagne et destinée à éviter la faillite des importateurs et distributeurs de gaz.
Par ailleurs, "dans l'aciérie longue de Hambourg, où ArcelorMittal produit du fil machine", une installation sera également mise à l'arrêt à partir du quatrième trimestre. "L'exploitation de l'usine a déjà été réduite de 80% environ", a indiqué le responsable du site, Uwe Braun. Là comme à Brême, des mesures de chômage partiel déjà existantes devront être étendues.
En Espagne, c'est le site des Asturies, dans les environs de Gijon, qui verra l'un de ses hauts-fourneaux fermer temporairement fin septembre.
"La situation est aggravée par le gros volume d'acier importé venant de producteurs extra-européens qui ne sont pas concernés par la hausse des coûts liée aux quotas d'émission de CO2 de l'UE", déplore le groupe dans un communiqué.
En France, il n'est pas prévu de fermer de hauts-fourneaux mais de ralentir l'activité à Dunkerque (Nord). Deux hauts-fourneaux sur trois y sont déjà à l'arrêt, l'un pour maintenance et l'autre depuis juillet dans le cadre de la décarbonation du site.
Là aussi, des mesures d'économie avec "diminution du recours aux intérimaires, prise de congés anticipés, possibilité d'activité partielle selon les secteurs des usines", vont être mises en place.
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