Non sans humour, Moscou réagit à un article italien sur "une espionne" russe

© Sputnik . Alexandre LogounovL’ambassade de Russie à Rome
L’ambassade de Russie à Rome - Sputnik Afrique, 1920, 28.08.2022
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Si vous voyez des espions russes partout, l’ambassade de Russie à Rome vous propose de ne plus lire le journal italien La Repubblica. Sans livrer la moindre preuve concrète, sa récente enquête commune avec Bellingcat et Der Spiegel accuse une femme d’avoir espionné au profit de la Russie.
Une nuit pluvieuse dans un parc, où un certain "monsieur le Malin" est entouré d’hommes vêtus de costumes noirs et munis d’armes. Même le chat à côté a un visage qui leur ressemble. Seraient-ce des espions?
Telle est l’illustration que l'ambassade de Russie à Rome a choisie pour réagir à l’enquête du journal italien La Repubblica effectuée de concert avec Bellingcat, Der Spiegel et The Insider sur une soi-disant officière du GRU (la direction générale des renseignements russes) qui aurait recueilli des informations en Italie.
Il s’agit d’un montage basé sur une peinture de l’artiste russe Vassya Lojkine. Le personnage principal est prénommé "monsieur le Malin" (monsieur Plokhich en russe).
La mission diplomatique a accompagné la publication de la légende suivante:
"Si vous voyez des espions russes partout, alors vous lisez probablement un peu trop le journal La Repubblica".
"Il y a des personnes ‘avec un sens de l'humour, avec une imagination riche, donc tout est correct, a réagi l’auteur de cette image qui a servi de base pour le montage.
"Maintenant, ils recherchent des espions partout, et il y a quelques années, il y avait une histoire de propagande russe. En République tchèque, ils voyaient partout la propagande russe. Oui, nous vivons dans un monde où les espions russes sont partout", estime Vassya Lojkine.

Aucune preuve

Dans l’article en question, il s’agit d’une certaine Maria Adela, qui, sous l'apparence d'une mondaine et propriétaire d'une bijouterie à Naples, aurait communiqué avec des officiers de l'Otan et a reçu des informations précieuses de divers pays européens pendant plusieurs années.
Or, l’enquête ne manie qu’un seul argument, soit l’origine inconnue des revenus de la jeune femme qui a quitté l'Italie en 2018. Les auteurs admettent avec franchise qu’ils n’ont pas été "en mesure de reconstituer quelles informations secrètes l'espionne tentait d'obtenir, et si elle a pu infecter des ordinateurs et des téléphones avec des virus afin d'établir une surveillance ou de voler des informations".
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