- Sputnik Afrique, 1920
Donbass. Opération russe
La Russie a lancé le 24 février 2022 une opération militaire en Ukraine pour protéger les habitants du Donbass subissant le blocage et les attaques de Kiev depuis 2014.

Le renseignement US se serait trompé sur les plans de Moscou en Ukraine

© Photo Pixabay / GeraltDrapeau americain
Drapeau americain  - Sputnik Afrique, 1920, 28.08.2022
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Des hypothèses trompeuses sur les plans de la Russie à l'égard de l'Ukraine fournies par le renseignement américain ont poussé Washington à exagérer la menace russe. Celui-ci doit accepter son rôle dans la provocation puis le prolongement du conflit armé en Ukraine, dit une tribune du National Interest.
La distorsion et l'exagération de la prétendue menace russe servent à permettre aux gouvernements occidentaux de poursuivre des politiques radicales pour empêcher la Russie de remporter une victoire en Ukraine.
"En effet, le public américain a été amené à soutenir une guerre par procuration, coûteuse et risquée, contre la Russie", lit-on dans une tribune de la revue américaine The National Interest.
Pour parvenir à leurs fins, les manipulateurs ont mené "des actions concertées et délibérées pour déformer l'information […] afin d'inspirer une peur et une indignation exagérées" et donc, un soutien politique et public aux actions antirusses. Cependant, le renseignement américain n'avait pas une représentation précise de la situation sur le terrain depuis le tout début du conflit armé, note l'auteur. Qui plus est, la rhétorique entière de l'Occident concernant le conflit ukrainien devrait être révisée "pour permettre une correction de cap vers une solution diplomatique".

Un manque d'informations

Un examen plus approfondi de la rhétorique de l'administration Biden à la veille du conflit permet de remettre en question la qualité des informations reçues par la Maison-Blanche.
"Sans aucun doute, le manque d'accès aux décisions et aux délibérations au sein du Kremlin s'étend au manque de compréhension des intentions de la Russie", note le journaliste. Par conséquent, la certitude adoptée par les dirigeants américains lorsqu'ils maximisent l'objectif de guerre de la Russie est infondée, selon lui.
L'auteur juge aussi nécessaire "une bonne dose de scepticisme quant à la véracité et à la profondeur" des renseignements fournis par les services secrets américains. Car ceux-ci n'avaient pas d'informations précises faute d'accès aux décideurs à Moscou. Washington a gonflé la menace pour aider à redoubler les efforts de dissuasion en cours, mais a toujours formulé ses avertissements dans une incertitude persistante concernant les plans et les intentions de Poutine, selon l'observateur.
Avec un puissant service de contre-espionnage au Kremlin, les nombreuses hypothèses et suppositions avancées sur les projets de Vladimir Poutine n'étaient soumises à pratiquement aucun examen minutieux, déplore-t-il.

Un conflit par procuration

Pour mettre fin aux combats, certains appellent l'Ukraine à faire des concessions territoriales à la Russie.
"Mais ni un accord bilatéral ni un remaniement des frontières n'apporteront à eux seuls une paix durable", car l'Ukraine est empêtrée dans un conflit par procuration, raisonne l'auteur. "Son casus belli ne se résume pas à un différend territorial entre voisins."
La racine de l'instabilité reste l'engagement de l'Otan d'intégrer l'Ukraine dans l'Alliance, dit l'auteur. L'implication croissante de l'Otan ne fera qu'intensifier une menace que la Russie a jugée existentielle, selon lui.
Il fait en outre ressortir que l'actuel conflit a été dû à des provocations répétées de la part de l'Ukraine et de ses partenaires occidentaux.
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