Agressions à la seringue: le phénomène inquiète à Rennes

Rennes - Sputnik Afrique, 1920, 25.02.2022
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Une étudiante a déclaré avoir été victime d’une agression à la seringue dans les rues de Rennes. Si aucune plainte n’a été déposée, le phénomène inquiète dans la capitale bretonne.
Les témoignages sur les agressions dans les bars et les lieux festifs se multiplient, dans le sillage du mouvement "Balance ton bar". Dernièrement, une étudiante de Rennes a ainsi raconté avoir été agressée par un homme armé d’une seringue, dans la célèbre et très animée rue Saint-Michel.
La jeune femme a publié son récit sur le compte Instagram #balance_ton_bar_rennes, accompagné d’une photo d’un hématome à l’endroit où elle aurait été piquée.
"J'ai eu de la chance, le mec s'est loupé donc je n'ai pas eu les effets de la drogue. J'ai vu des médecins qui m'ont confirmé que c'était une piqûre de seringue, donc je dois avoir un suivi pendant 6 mois pour savoir si je n'ai pas attrapé de maladies", écrit ainsi la victime sur Instagram.
Contactée par Actu Rennes, la police a assuré qu’aucune plainte n’avait été déposée et qu’aucune intervention pour ce type d’agression n’avait été effectuée en février. Reste que les témoignages continuent d’affluer, inquiétant les clients comme les patrons de bars de la rue Saint-Michel.
"C'est vraiment nouveau. On en entend de plus en plus parler notamment dans les discussions des clients. Pour un gérant de bar, c'est très difficile de constater ce type d'agression car c'est toujours fait de manière vicieuse, secrète et le plus souvent dans la rue donc à l'extérieur de nos établissements", explique ainsi un responsable d’établissement à Actu Rennes.

Psychose autour du GHB?

Rennes n’est pas la seule ville à avoir vu fleurir ce genre de témoignages. À Angers, des rumeurs ont également couru en novembre, faisant état d’agresseurs qui utilisaient des seringues pour empoisonner des jeunes femmes avec du GHB, surnommé "la drogue du violeur".
Les forces de l’ordre n’avaient pas encore enregistré de plaintes et le CHU n’avait pas annoncé de recrudescence d’empoisonnements. Les mêmes rumeurs avaient circulé en Suisse.
Ce 4 février, plusieurs associations de prévention avaient d’ailleurs appelé à ne pas créer une "panique morale en incriminant systématiquement le GHB", tout en admettant que les cas de "soumission chimique" soient à prendre au sérieux.
En décembre dernier, une jeune femme avait déjà été droguée à l’aide d’une seringue à Lille, alors qu’elle rentrait de soirée. Son agresseur l’avait par la suite violée en pleine rue. La substance utilisée n’avait pas pu être identifiée.
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