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Mélenchon appelle à ne "pas répéter comme des perroquets la propagande des États-Unis"
Mélenchon appelle à ne "pas répéter comme des perroquets la propagande des États-Unis"
Sputnik Afrique
Interrogé sur France 2 sur sa position sur la crise ukrainienne, Jean-Luc Mélenchon a estimé que l’Otan était responsable de la montée des tensions. Il a... 12.02.2022, Sputnik Afrique
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Partisan du retrait de la France de l’Otan, Jean-Luc Mélenchon a affirmé jeudi 10 février sur France 2 qu’il considérait que l’organisation était l’agresseur dans la crise ukrainienne face à la Russie. Selon lui, la France n’a aucun intérêt à favoriser l’intégration de l’Ukraine dans l’Otan, soit la pomme de discorde de la récente montée des tensions avec Moscou."Je ne suis pas là pour défendre la Russie", assure-t-il, répétant qu’il plaide pour le non-alignement de la France, ni pour Washington, ni pour Moscou. Il affirme comprendre que la Russie se sente "humiliée, menacée" par les armes installées par l’Otan près de ses frontières, notamment en Pologne."Si on veut être non aligné, on ne commence pas par venir aboyer avec le maître", plaide-t-il, préférant écouter les revendications de toutes les parties. À ce propos, il se dit prêt à signer un document qui assurerait que l’Ukraine n’intègre jamais l’Otan.Le candidat de La France insoumise à la présidentielle a également dénoncé "la propagande belliqueuse" du système médiatique. "Le Président élu de l’Ukraine dit qu’il faut arrêter de dramatiser, que la situation n’est pas celle que décrit l’Occident", a-t-il également rappelé.Faire de la Russie un partenaireLa veille de la visite d’Emmanuel Macron à Moscou, Jean-Luc Mélenchon l’avait accusé de "faire monter le ton" dans cette crise. "Ça me paraît complètement excessif. Si on veut jouer un rôle, il faut être non aligné. Si on choisit d'être aligné, on ne joue plus de rôle, on est dans un des camps. Et l'intérêt de la France, ce n'est pas de transformer la Russie en adversaire".Début janvier, alors que Moscou discutait avec Washington et l’Otan sur la situation en Ukraine sans l’UE, le député insoumis avait appelé à renouer le dialogue avec la Russie, qui doit selon lui être considérée comme un partenaire de l’Europe.Sortie de l’OtanFin janvier, le groupe La France insoumise à l’Assemblée a déposé une proposition de résolution remettant en cause la nécessité pour la France de rester dans l’Otan. Selon les députés à l’origine de la proposition, l’Alliance aurait dû disparaître à la fin de la guerre froide, mais n’a depuis cessé d’étendre ses "champs d’action", que ce soit dans les Balkans, en Afghanistan ou en Libye, alors qu’elle se présente comme une alliance défensive."Notre pays a tout intérêt à se libérer du carcan que représente l’Otan pour parler de sa propre voix", plaident-ils. Non seulement Jean-Luc Mélenchon, mais aussi Éric Zemmour et Marine Le Pen ont exprimé leur intention de se retirer du commandement intégré de l’Alliance en cas de victoire le 24 avril.Sur Europe 1, le secrétaire d'État français chargé des Affaires européennes Clément Beaune a rétorqué que sortir de l’Otan "serait le plus beau cadeau que l’on puisse faire à la Russie". "Ce serait une folie dans ces moments-là de donner l'impression de divisions entre Occidentaux", a-t-il indiqué le 23 janvier.
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Mélenchon appelle à ne "pas répéter comme des perroquets la propagande des États-Unis"
15:44 12.02.2022 (Mis à jour: 07:02 13.02.2022) Interrogé sur France 2 sur sa position sur la crise ukrainienne, Jean-Luc Mélenchon a estimé que l’Otan était responsable de la montée des tensions. Il a rappelé sa volonté de voir une France non alignée qui devrait se prononcer contre une intégration de l’Ukraine dans l’Otan.
Partisan du
retrait de la France de l’Otan, Jean-Luc Mélenchon a affirmé jeudi 10 février sur France 2 qu’il considérait que l’organisation était l’agresseur dans la crise ukrainienne face à la Russie. Selon lui, la France n’a aucun intérêt à favoriser l’intégration de l’Ukraine dans l’Otan, soit la pomme de discorde de la récente montée des tensions avec Moscou.
"Je ne suis pas là pour défendre la Russie", assure-t-il, répétant qu’il plaide pour le non-alignement de la France, ni pour Washington, ni pour Moscou. Il affirme comprendre que la Russie se sente "humiliée, menacée" par les armes installées par l’Otan près de ses frontières, notamment en Pologne.
"Si on veut être non aligné, on ne commence pas par venir aboyer avec le maître", plaide-t-il, préférant écouter les
revendications de toutes les parties. À ce propos, il se dit prêt à signer un document qui assurerait que l’Ukraine n’intègre jamais l’Otan.
"L’intérêt de la France c’est de ne pas être alignée, et donc de ne pas répéter comme des perroquets la propagande des États-Unis d’Amérique".
Le candidat de La France insoumise à la présidentielle a également dénoncé "la propagande belliqueuse" du système médiatique. "Le Président élu de l’Ukraine dit qu’il faut arrêter de dramatiser, que la situation n’est pas celle que décrit l’Occident", a-t-il également rappelé.
Faire de la Russie un partenaire
La veille de la visite d’Emmanuel Macron à Moscou, Jean-Luc Mélenchon l’avait accusé de "faire monter le ton" dans cette crise. "Ça me paraît complètement excessif. Si on veut jouer un rôle, il faut être non aligné. Si on choisit d'être aligné, on ne joue plus de rôle, on est dans un des camps. Et l'intérêt de la France, ce n'est pas de transformer la Russie en adversaire".
Début janvier, alors que Moscou discutait avec Washington et l’Otan sur la situation en Ukraine sans l’UE, le député insoumis avait appelé à renouer le dialogue avec la Russie, qui doit selon lui être considérée comme un partenaire de l’Europe.
Fin janvier, le groupe La France insoumise à l’Assemblée a déposé une proposition de résolution remettant en cause la nécessité pour la
France de rester dans l’Otan. Selon les députés à l’origine de la proposition, l’Alliance aurait dû disparaître à la fin de la guerre froide, mais n’a depuis cessé d’étendre ses "champs d’action", que ce soit dans les Balkans, en Afghanistan ou en Libye, alors qu’elle se présente comme une alliance défensive.
"Notre pays a tout intérêt à se libérer du carcan que représente l’Otan pour parler de sa propre voix", plaident-ils. Non seulement Jean-Luc Mélenchon, mais aussi Éric Zemmour et Marine Le Pen ont exprimé leur intention de se retirer du commandement intégré de l’Alliance en cas de victoire le 24 avril.
Sur Europe 1, le secrétaire d'État français chargé des Affaires européennes
Clément Beaune a rétorqué que sortir de l’Otan "serait le plus beau cadeau que l’on puisse faire à la Russie". "Ce serait une folie dans ces moments-là de donner l'impression de divisions entre Occidentaux", a-t-il indiqué le 23 janvier.