L’UE évoque de potentielles sanctions antirusses, pour lesquelles les discussions sont bien avancées

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Drapeaux russe et européen (photo d'archives) - Sputnik Afrique, 1920, 30.01.2022
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Le travail sur les potentielles sanctions contre la Russie de la part de l’Union européenne est "très avancé", a fait savoir à Sputnik le porte-parole de la politique étrangère de l'Union européenne.
Les discussions et travaux relatifs aux potentielles nouvelles sanctions de l'Union européenne contre la Russie progressent "très bien", avec des options envisagées à la fois pour une extension sérieuse des restrictions existantes et pour l'introduction de nouvelles mesures économiques sectorielles, a expliqué à Sputnik le porte-parole de la politique étrangère de l'Union européenne, Peter Stano.
"Le travail est en cours et bien avancé pour préparer des mesures de dissuasion et une réponse internationale forte avec des conséquences énormes pour la Russie", a-t-il fait savoir, en ajoutant qu’elles seraient mises en place si la Russie mène une agression contre l'Ukraine.
L'Union européenne entend agir rapidement si nécessaire et en coordination avec les partenaires internationaux, a précisé le porte-parole.
"Sans entrer dans les détails ni commenter les différentes rumeurs, une telle réponse pourrait prendre la forme d'une extension sérieuse des régimes de sanctions existants, ainsi que de mesures individuelles et sectorielles supplémentaires. Comme Ursula von der Leyen l'a dit plus tôt, toutes les options sont envisagées", a-t-il détaillé, en réponse à une question sur les nouvelles informations concernant les préparatifs de l'Union européenne en vue d’imposer des sanctions dans le domaine des projets gaziers russes.
L'agence Bloomberg avait déjà précédemment écrit que l'Union européenne envisageait des sanctions contre la Russie, évoquant comme l’un des prétextes possibles le cas de restriction des approvisionnements en gaz. Selon l’agence, l'Union peut imposer des mesures contre la Russie "en cas de cyberattaque, campagne de désinformation et limitation de l'approvisionnement en gaz".

L’Europe ne peut pas renoncer au gaz russe

Selon les analystes du domaine gazier avec qui Sputnik avait parlé auparavant, il est impossible pour le moment et dans le contexte géopolitique actuel pour l’Europe de renoncer complètement au gaz russe ou voire de le remplacer.
Igor Iouchkov, analyste du Fonds russe de la sécurité énergétique nationale, l’a jugé l’impossible, "car nous parlons d'un remplacement du gaz russe dès maintenant, en février […]. Les discussions sur le gaz naturel liquéfié ne sont qu'une tentative des Américains pour rassurer les Européens".
Un autre expert du domaine, Vladimir Demidov, analyste international du marché des ressources et de l'énergie, considère les promesses des États-Unis de trouver des alternatives pour l’Europe et de remplacer le gaz russe par du gaz naturel liquéfié (GNL) d’enjeux politiques.
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Y a-t-il des alternatives au gaz russe pour l’Europe? Des analystes décrivent des scénarios

Les sanctions en suspens

L’Union européenne et les États-Unis ont déjà menacé plusieurs fois que, si la Russie attaque l’Ukraine, ils introduiront des sanctions.
Les États-Unis avaient déjà évoqué le projet de loi prévoyant des sanctions contre la Russie et son Président en cas d’escalade des tensions autour de l’Ukraine. Entre autres, le document porte sur la possibilité de sanctionner Vladimir Poutine, le Premier ministre Mikhaïl Michoustine, le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le ministre de la Défense Sergueï Choïgou. Ces mesures pourraient également concerner les principales banques russes et le gazoduc Nord Stream 2.
Le Kremlin a à maintes reprises dénoncé toutes les accusations, dont les préparatifs suggérés par l’Occident d’une invasion de l’Ukraine. Le porte-parole du Président russe, Dmitri Peskov, a qualifié ces propos de l’Occident de vains et a affirmé qu’ils causaient une escalade sans fondement des tensions. Tandis que l’Occident estime que la Russie se prépare à une invasion de l’Ukraine, de son côté, Moscou s’estime menacé par l’extension de l’Otan ces 20 dernières années et exige que l’Ukraine n’en fasse jamais partie.
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