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Crise migratoire: Minsk en veut à la Pologne pour avoir mis en danger… des bisons!
Crise migratoire: Minsk en veut à la Pologne pour avoir mis en danger… des bisons!
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Les tensions migratoires qui ont agité la frontière entre Biélorussie et Pologne semblent avoir eu des conséquences sur la faune. Des bisons ont notamment été... 13.01.2022, Sputnik Afrique
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Alors que l’afflux de migrants à la frontière polono-biélorusse semble s’être quelque peu tari, deux mois après une crise d’ampleur, des conséquences insoupçonnées apparaissent désormais sur le terrain. Selon Minsk, la fermeture des frontières a en particulier été préjudiciable aux bisons.Plusieurs animaux ont en effet péri en allant s’empaler sur les barbelés dressés côté polonais, rapporte un communiqué du Comité biélorusse des frontières d'État.Une situation que déplorent les gardes-frontières biélorusses, qui ne sont pas confrontés au même problème, puisque des passages spéciaux ont justement été aménagés de leur côté, afin de permettre aux ruminants d’aller et venir à leur guise.Ce 12 janvier, les gardes-frontières biélorusses ont d’ailleurs trouvé un animal mort près de la clôture polonaise. Des empreintes de pas sur le sol indiquaient que l'animal avait tenté de traverser la barrière, avant de mourir d’épuisement. Une vidéo de l’incident a circulé sur les réseaux sociaux.Les bisons d’Europe qui peuplent la région trouvent notamment refuge dans l’immense forêt de Białowieża, qui s’étend des deux côtés de la frontière. En automne, les troupeaux migrent parfois vers la Biélorussie, avant de retourner en Pologne l’hiver venu.Crise migratoireDébut novembre, l’afflux de plusieurs milliers de migrants à la frontière polono-biélorusse avait nettement tendu les relations diplomatiques entre les deux pays. Varsovie, suivi par Bruxelles, avait accusé le Président biélorusse Alexandre Loukachenko d’entretenir la crise migratoire.La Pologne avait déployé près de 10.000 hommes à sa frontière, épaulée par quelques troupes envoyées par le Royaume-Uni. Sur le terrain, la tension avait atteint son comble le 16 novembre, avec plusieurs assauts de migrants sur la ligne de démarcation. Les gardes-frontières polonais avaient essuyé des jets de projectiles, avant de répliquer avec des gaz lacrymogènes et des lances à eau.Début décembre, de nouvelles sanctions avaient finalement étaient prises par l’Union européenne et les États-Unis contre Minsk. Sanctions auxquelles la Biélorussie avait répondu par un boycott des produits occidentaux.Plus au nord, la Lituanie et la Lettonie s’étaient également plaintes d’une recrudescence de migrants à la frontière avec la Biélorussie. Les deux pays avaient entrepris de renforcer drastiquement leurs frontières, au point de connaître des pénuries de barbelés.
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Crise migratoire: Minsk en veut à la Pologne pour avoir mis en danger… des bisons!
Les tensions migratoires qui ont agité la frontière entre Biélorussie et Pologne semblent avoir eu des conséquences sur la faune. Des bisons ont notamment été blessés, selon Minsk.
Alors que l’afflux de migrants à la frontière polono-biélorusse semble s’être quelque peu tari, deux mois après une crise d’ampleur, des conséquences insoupçonnées apparaissent désormais sur le terrain. Selon Minsk, la fermeture des frontières a en particulier été préjudiciable aux bisons.
Plusieurs animaux ont en effet péri en allant s’empaler sur les barbelés dressés côté polonais, rapporte un communiqué du Comité biélorusse des frontières d'État.
Une situation que déplorent les gardes-frontières biélorusses, qui ne sont pas confrontés au même problème, puisque des passages spéciaux ont justement été aménagés de leur côté, afin de permettre aux ruminants d’aller et venir à leur guise.
"Contrairement au complexe biélorusse, les barbelés polonais infligent aux bêtes des blessures importantes et deviennent une barrière mortelle à la circulation des animaux", explique le Comité biélorusse des frontières d'État dans son communiqué.
Ce 12 janvier, les gardes-frontières biélorusses ont d’ailleurs trouvé un animal mort près de la clôture polonaise. Des empreintes de pas sur le sol indiquaient que l'animal avait tenté de traverser la barrière, avant de mourir d’épuisement. Une vidéo de l’incident a circulé sur les réseaux sociaux.
Les bisons d’Europe qui peuplent la région trouvent notamment refuge dans l’immense forêt de Białowieża, qui s’étend des deux côtés de la frontière. En automne, les troupeaux migrent parfois vers la Biélorussie, avant de retourner en Pologne l’hiver venu.
Début novembre, l’afflux de plusieurs milliers de migrants à la frontière polono-biélorusse avait nettement tendu les relations diplomatiques entre les deux pays. Varsovie, suivi par Bruxelles, avait accusé le Président biélorusse Alexandre Loukachenko
d’entretenir la crise migratoire.
La Pologne avait déployé
près de 10.000 hommes à sa frontière, épaulée par quelques troupes envoyées par le Royaume-Uni. Sur le terrain, la tension avait atteint son comble le 16 novembre, avec
plusieurs assauts de migrants sur la ligne de démarcation. Les gardes-frontières polonais avaient essuyé des jets de projectiles, avant de répliquer avec des gaz lacrymogènes et des lances à eau.
Début décembre, de nouvelles sanctions avaient finalement étaient prises par l’Union européenne et les États-Unis contre Minsk. Sanctions auxquelles la Biélorussie avait répondu par un boycott des produits occidentaux.
Plus au nord, la Lituanie et la Lettonie s’étaient également plaintes d’une recrudescence de migrants à la frontière avec la Biélorussie. Les deux pays avaient entrepris de renforcer drastiquement leurs frontières, au point de connaître
des pénuries de barbelés.