Mort de migrants au large de Calais: Macron promet de retrouver les responsables

© AP Photo / Aris OikonomouLe président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse
Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse - Sputnik Afrique, 1920, 24.11.2021
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Macron a promis que les responsables derrière la tragédie du naufrage d’une embarcation au large de Calais ce 24 novembre qui a causé la mort de plus de 30 personnes seront retrouvés. Il a mis en cause les réseaux de passeurs qui mettent en danger la vie des migrants. Sur place, Gérald Darmanin a indiqué l'interpellation de quatre suspects.
Le naufrage d’une embarcation au large de Calais a entraîné la mort d’au moins 31 migrants ce mercredi 24 novembre. Emmanuel Macron a promis de retrouver les coupables du drame que la préfecture maritime de la Manche qualifie de "pire accident" de ce type pour ceux qui tentent de rejoindre le Royaume-Uni.
Sur les 33 personnes qui étaient à bord de l’embarcation, 31 ont été découvertes mortes, deux autres ont été sauvées, selon les informations en possession du ministre français de l’Intérieur au moment de s’exprimer en fin de journée devant les journalistes sur les lieux du drame.
Il a précisé que parmi les morts il y avait cinq femmes et une petite fille. Les recherches continuent et se poursuivront demains si nécessaire, selon le ministre.
Gérald Darmanin a aussi salué les efforts des secouristes et des services d’urgence qui ont tout fait pour sauver les migrants.

Des arrestations

À son arrivée à Calais sur les lieux de la tragédie, Gérald Darmanin a fait état de l'interpellation de quatre individus soupçonnés d’être impliqués dans ce naufrage qui a causé plus de 30 morts.
Les premiers coupables du drame sont les passeurs qui organisent ce genre d'embarcations de fortunes, a martelé Gérald Darmanin devant la presse en évoquant le caractère criminel de leurs actes.

"C’est-à-dire des criminels qui pour quelques milliers d’euros organisent des traites d’êtres humains d’Iraq, d’Afghanistan, d’Afrique, d’Asie, et qui ensuite utilisent ces personnes, les font venir, en Belgique, aux Pays-Bas, en France surtout, pour traverser la Manche et pour aller en Grande-Bretagne. C’est ces passeurs qu’il nous faut combattre. 1.500 ont été arrêtés depuis le 1er janvier", a expliqué le ministre de l’Intérieur.

Le parquet de Dunkerque a ouvert une enquête pour "aide à l'entrée au séjour irrégulier en bande organisée" et "homicide involontaire aggravé", a fait savoir l'AFP.

Des responsables français s’expriment

S’exprimant sur le "pire accident" de ce type, qui a eu lieu ce mercredi, le Président de la République a promis que "la France ne laissera pas la Manche devenir un cimetière", relate MAP. Emmanuel Macron a également promis que "tout sera mis en œuvre pour retrouver et condamner les responsables" de ce drame.
Le chef de l'État a réclamé la tenue d'une réunion d'urgence des pays européens concernés par la crise migratoire et appelé au "renforcement immédiat" de l'Agence européenne de gardes-frontières et de gardes-côtes (Frontex), a ajouté AFP.
Pour sa part, Jean Castex a qualifié l'accident de "tragédie", évoquant aussi les "passeurs criminels" qui laissent derrière eux de "nombreux disparus et blessés".
"Le naufrage survenu dans la Manche est une tragédie. Mes pensées vont aux nombreux disparus et blessés, victimes de passeurs criminels qui exploitent leur détresse et leur misère. Je suis la situation en temps réel. Gérald Darmanin se rend sur place", a-t-il écrit sur Twitter.
Le ministre de l’Intérieur français a pour sa part évoqué une "forte émotion" suite à ce drame, déplorant les morts et annonçant qu’il se rend sur place.

"Forte émotion devant le drame des nombreux morts dû au chavirage d’un bateau de migrants dans la Manche. On ne dira jamais assez le caractère criminel des passeurs qui organisent ces traversées. Je me rends sur place."

La question migratoire

En désaccord depuis des semaines sur la question migratoire, Londres et Paris avaient récemment convenus, après une montée des tensions dans le sillage de l'arrivée le 11 novembre de 1.185 migrants sur les côtes anglaises, qui s’agissait d’un record, rappelle AFP.
Le drame de ce mercredi, redouté par les autorités et les associations, est de loin le plus meurtrier depuis l'envolée en 2018 des traversées migratoires de la Manche, face au verrouillage croissant du port de Calais et d'Eurotunnel, empruntés jusque-là par les migrants tentant de rallier l'Angleterre.
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