De nouveaux détails fuitent sur le test d’un missile hypersonique chinois mené en juillet

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Militaires chinois (image d'illustration) - Sputnik Afrique, 1920, 22.11.2021
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Annoncé d’abord en octobre par le Financial Times, le test d’une arme hypersonique chinoise mené le 27 juillet au-dessus de la mer de Chine méridionale a surpris le Pentagone qui se demande désormais comment Pékin a pu avancer à ce point dans ce domaine, écrit le quotidien britannique.
Se référant à des sources au sein du renseignement, le Financial Times a rapporté de nouveaux détails sur le test d’une arme hypersonique qui a eu le 27 juillet au-dessus de la mer de Chine méridionale.
D’après le quotidien, Pékin a fait preuve d’"une capacité qu'aucun pays n'a démontrée auparavant". Notamment, son planeur hypersonique a tiré le projectile au-dessus de la mer de Chine méridionale tout en se déplaçant à une vitesse cinq fois supérieure à celle du son.

Le Pentagone perplexe

Cette avancée technologie a laissé perplexe les scientifiques du Pentagone qui ne comprennent pas comment les militaires ont réussi à tirer un missile à partir d'un véhicule se déplaçant à des vitesses hypersoniques, poursuit le média.
Les experts du Pentagone se demandent également de quels types d’armes il s’agit précisément car le missile n’a frappé aucune cible avant de plonger dans l'eau. Certains pensent qu’il s’agissait d’un missile air-air. D'autres supposent que c'était une arme capable de détruire des systèmes de défense antimissile afin qu'ils ne puissent pas abattre l'arme hypersonique en temps de guerre.
Le planeur hypersonique a été propulsé vers l'espace sur une fusée d’un système de bombardement orbital qui est capable de survoler le pôle Sud et de mettre ainsi l'arme hors de portée des systèmes de défense antimissile américains, qui se concentrent sur les menaces de missiles balistiques venant du pôle Nord.
Le média ajoute que le système de bombardement orbital donne à la Chine plus de moyens d'atteindre des cibles américaines. Il rappelle que la Russie a déployé un "système de bombardement orbital fractionné" pendant la guerre froide, mais qu’il était moins avancé et ne transportait pas de planeur hypersonique.

Pékin nie

Tout comme mi-octobre, lorsque le Financial Times avait écrit pour la première fois sur le test du 27 juillet, Pékin a refusé ce lundi de confirmer ces nouvelles informations. ZhaoLijian, porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois, a de nouveau évoqué un test d'un véhicule spatial réutilisable.
"Ce qui s'est séparé de l'appareil ce sont des parties qui brûlent dans l'atmosphère lorsqu'elles sont lâchées", a ajouté le diplomate.
Or, selon le quotidien, le test de ce dernier a eu lieu 11 jours avant le prétendu essai d'armes hypersoniques.

Les États-Unis "très inquiets"

En août, le Financial Times avait indiqué que la Chine avait lancé un missile hypersonique à capacité nucléaire qui avait fait le tour de la Terre en orbite avant de descendre vers sa cible, finalement ratée. Même si Pékin l’a démenti, les États-Unis s’étaient alors dits "très inquiets" de ce que fait la Chine en matière de missiles hypersoniques.
Le porte-parole du Pentagone, John Kirby, avait alors accusé la Chine de continuer à "accroître les tensions dans la région et au-delà", ce qui était "l'une des raisons pour lesquelles" Washington considérait la Chine comme "le défi de stimulation numéro un".

Outre Pékin, les États-Unis, la Russie et au moins cinq autres pays travaillent sur la technologie hypersonique. Cependant, si la Russie a récemment lancé une arme hypersonique Zirkon depuis un sous-marin nucléaire, les États-Unis n’envisagent d’équiper leurs sous-marins de ce type d’arme que vers 2028.
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