Bouteille dans la tête, gifle en direct: le match Lyon-Marseille dérape

© AFP 2022 PHILIPPE DESMAZESDimitri Payet lors du match Lyon-Marseille, le 21 novembre
Dimitri Payet lors du match Lyon-Marseille, le 21 novembre - Sputnik Afrique, 1920, 22.11.2021
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L’agresseur présumé du capitaine de l’OM Dimitri Payet a été identifié et placé en garde à vue. Le joueur a été touché par un jet de bouteille d’eau en pleine tête lors du match entre l’Olympique lyonnais et l’Olympique de Marseille à Lyon. La commission de discipline de la Ligue de football professionnel se réunit en urgence.
La violence a gagné le terrain pendant le match ayant opposé l’OL et l’OM le 21 novembre au Groupama Stadium de Lyon. La rencontre a été interrompue dès la quatrième minute: alors que le capitaine des Marseillais Dimitri Payet s'apprêtait à tirer un corner, il a reçu une bouteille d'eau en plein visage. Le jet a été effectué depuis le virage nord.
Mais avant même le début du match, le Réunionnais avait été accueilli par des cris d'insultes lors de l'échauffement. De plus, il avait déjà essuyé des jets de projectiles.

L’agresseur repéré

Après le jet de la bouteille, le joueur de l’OM est resté au sol pendant quelques minutes avant de regagner les vestiaires, avec de la glace sur la tempe et sur le cou.
L’individu qui a lancé cette bouteille, identifié par les caméras, a été interpellé et placé en garde à vue, d’après l’AFP. Comme le précise RMC Sport, il a été exfiltré par des responsables du stade sous la bronca des supporters lyonnais, une vingtaine de minutes après l’incident.
Sur les réseaux sociaux, une vidéo circule, montrant un supporter de l’OL, l’un des cops de Virage nord, un groupe de supporters lyonnais, selon des informations de RMC, infligeant une gifle à l’auteur du jet de bouteille.
Jean-Michel Aulas, président de l’OL, a présenté ses excuses à Dimitri Payet.
Un autre supporter se trouve également en garde à vue, selon une source policière citée par l’AFP. Cet individu, âgé de 17 ans, est suspecté d’avoir utilisé des fumigènes.

Un dégoût général

Suite à l’incident, le match a été interrompu définitivement. L’annonce de cette décision a été précédée par un imbroglio sur le sort du match. Si l’arbitre Rudy Buquet a expliqué sur Amazon Prime Vidéo qu’il a toujours souhaité mettre un terme à la rencontre, Jean-Michel Aulas, président de l’OL, ainsi que le préfet de région Auvergne-Rhône-Alpes et du Rhône assurent que l’arbitre avait d’abord décidé de reprendre le match avant de changer d'avis.
La commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) doit se réunir en urgence ce 22 novembre suite à cet incident. Dans son communiqué, l’organisation pointe que "la sécurité des matchs est de la responsabilité du club recevant et des autorités locales".
La ministre des Sports Roxana Maracineanu a appelé à des "sanctions et une prise de conscience générale, immédiate et radicale de tous les acteurs du football". Pour elle, ce type d’actes devrait "entraîner à minima l'arrêt des matchs".
"C’est minable de la part des supporters de faire ça […]. On ne peut pas accepter ces actes de violence", a commenté Valérie Pécresse, l’une des candidates à l'investiture Les Républicains (LR) pour la présidentielle, ce 22 novembre sur CNews.
Interrogé sur France Inter, Xavier Bertrand, également candidat LR, a appelé à des sanctions.

Violences dans les stades

Le club lyonnais a porté plainte, l’agresseur présumé sera immédiatement interdit de stade entre 18 et 36 mois, selon RMC.
Au total, depuis le début de la saison, 54 interdits de stade ont été prononcés sur l’ensemble du territoire, a fait savoir Thibaut Delaunay, chef de la Division nationale de la lutte contre le hooliganisme qui dépend de la Police nationale, dans une interview à Sud-Ouest en septembre 2021. Selon lui, ce taux est "très faible". "On était sur plusieurs centaines avant. On devrait normalement voir ce chiffre remonter dans les semaines et mois à venir", a-t-il prévenu.
Sur le début de saison, la Ligue 1 a connu plusieurs débordements en tribunes avec le retour des supporters dans les stades. Depuis le 8 août et la reprise du championnat, pas moins de six épisodes violents, dans les stades ou en dehors, ont été dénombrés par Europe 1: à Montpellier (deux fois), Nice, Lens, Angers et Saint-Étienne.
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