Hunter Biden aurait aidé les Chinois à acheter un grand gisement de cobalt en RDC

© AP Photo / Visar Kryeziu Vice President Joe Biden et son fils Hunter Biden
 Vice President Joe Biden et son fils Hunter Biden - Sputnik Afrique, 1920, 21.11.2021
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Alors que les tensions entre Pékin et Washington ne s’apaisent pas et que l’administration Biden envisage de boycotter les prochains Jeux olympiques en Chine, le New York Times a révélé que Hunter Biden, le fils du Président, a aidé par le passé un conglomérat chinois à racheter l’un des plus grands gisements de cobalt au monde, situé en RDC.
Le nom de Hunter Biden fait de nouveau surface dans la presse. Cette fois en lien avec ses activités financières en Chine. À en croire une enquête du New York Post, en 2013, le fils du Président, et deux autres Américains, ont rejoint des partenaires chinois pour créer la société Bohai Harvest RST (Shanghai) Equity Investment Fund Management Company, connue sous le nom de BHR.
D’après le quotidien, les trois Américains, qui siégeaient tous au conseil d'administration, contrôlaient 30% de cette société enregistrée à Shanghai et dont le reste était contrôlé par des investisseurs chinois, parmi lesquels la Banque de Chine.
L'un de ses investissements les plus réussis a été réalisé par la société en 2016, lorsqu'elle a acheté puis vendu une participation dans CATL, une entreprise chinoise à croissance rapide qui est désormais le plus grand fabricant mondial de batteries pour véhicules électriques.
Un accord minier
Également en 2016, BHR a participé à un accord minier en République démocratique du Congo. Alors, la société minière chinoise China Molybdenum avait annoncé payer 2,65 milliards de dollars pour acheter Tenke Fungurume, une mine de cobalt et de cuivre, l’un des plus grands au monde, à la société américaine Freeport-McMoRan. Dans le cadre de cet accord, China Molybdenum a cherché un partenaire pour racheter un actionnaire minoritaire de la mine, Lundin Mining of Canada.
C'est alors que BHR s'est impliqué et a racheté environ 1,14 milliard de dollars d’actions de Lundin Mining of Canada, affirment les journalistes. Avant la conclusion de cet accord, BHR a également signé un autre document autorisant China Molybdenum à acheter la part de BHR dans la mine, ce que la société a fait deux ans plus tard, selon des documents de Hong Kong. Grâce à cet achat, China Molybdenum a procuré 80% de la propriété de la mine.
Au moment où BHR a vendu sa part à China Molybdenum en 2019, Hunter Biden contrôlait 10% de BHR par l'intermédiaire de Skaneateles L.L.C., une société basée à Washington. Fin avril 2021, Fox News, se référant aux dossiers commerciaux chinois, rapportait que Hunter Biden continuait de détenir cette participation dans BHR.
Or, Chris Clark, l'avocat de Hunter Biden, a déclaré au quotidien qu'il "ne détient plus aucun intérêt, directement ou indirectement, dans BHR ou Skaneateles. Hunter Biden, lui, n'a pas répondu aux demandes de commentaires. Les dirigeants actuels de BHR n'ont pas répondu aux sollicitations du New York Post. Quant à China Molybdenum, l’entreprise affirme ne pas connaitre Hunter Biden.
Le contexte politique actuel de l’enquête
Comme le rappelle le quotidien, ces révélations sont d’autant plus importantes que l'administration Biden a averti cette année que la Chine pourrait utiliser sa domination croissante dans le cobalt pour perturber les efforts des États-Unis pour réorganiser leur industrie automobile afin de fabriquer des véhicules électriques. Ce métal fait partie de plusieurs ingrédients clés des batteries de ces véhicules.
Joe Biden et Xi Jinping se sont parlé le 16 novembre pendant plus de trois heures mais sont restés à couteaux tirés sur Taïwan, le Président chinois exhortant son homologue américain à ne pas "jouer avec le feu" sur cette question brûlante. Le Président américain a le 18 novembre "envisagé" un boycott diplomatique des Jeux olympiques d'hiver prévus en février à Pékin, pour protester contre les violations des droits de l’homme en Chine.

Hunter Biden dans le collimateur

En septembre 2019, un agent américain du renseignement a signalé à sa hiérarchie que Donald Trump avait "sollicité l'ingérence" de l'Ukraine en demandant à son homologue Volodymyr Zelensky d'enquêter sur Joe Biden. Selon le Président américain, Joe Biden avait fait pression sur un procureur ukrainien qui enquêtait sur son fils Hunter, membre du conseil d'administration d'un groupe gazier ukrainien, Burisma Group, accusé de corruption.
Par la suite, la commission du renseignement du Sénat américain a publié ses conclusions indiquant que Hunter Biden s'est engagé dans une "activité criminelle potentielle" avec des transactions financières entre "des ressortissants ukrainiens, russes, kazakhs et chinois".
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