Véran met en garde contre une "grosse épidémie de grippe et une 5e vague de Covid"

© AP Photo / Ludovic MarinOlivier Véran
Olivier Véran - Sputnik Afrique, 1920, 17.11.2021
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Alors que Noël approche à grands pas, la fête risque d’être gâchée par les épidémies de grippe et de Covid. Pour éviter la saturation des hôpitaux, Olivier Véran appelle à se faire vacciner contre les deux, abondant ainsi dans le sens des infectiologues.
Une nouvelle vague de Covid arrive en France, qui recensait au 16 novembre près de 20.000 cas de contaminations en 24h et plus de 7.500 patients hospitalisés, selon Santé publique France. Dans une interview à 20 Minutes, le ministre de la Santé a par ailleurs mis en garde contre une autre menace: l’épidémie de grippe, évoquant une "situation de fragilité pour notre système de santé" face à la cohabitation de ces infections.

"Évitons à nos hôpitaux une grosse épidémie de grippe plus une cinquième vague de Covid-19", insiste Véran, appelant les habitants à se faire immuniser.

Les modélisations évoquées par le ministre prédisent "que cette vague épidémique pourrait se prolonger sur décembre et janvier et avoir un impact sanitaire important".
Des propos qui reflètent les préoccupations de plusieurs infectiologues qui alertaient sur l'urgence de se faire vacciner contre la grippe et le Covid-19.

"Si on a une grosse épidémie de grippe cet hiver, qui vient s'ajouter à une 5e vague de Covid, le cocktail risque d'être explosif", prévient sur BFM TV le professeur Éric Caumes, spécialiste des maladies infectieuses et tropicales à La Pitié-Salpétrière (Paris).

La Direction générale de la Santé a également appelé à "encourager la synergie entre les deux campagnes de vaccination et ne perdre aucune opportunité de vacciner contre la grippe et contre le Covid-19 les personnes les plus fragiles".

Les fêtes de Noël menacées?

Le refus de vaccination contre la grippe et/ou le Covid-19 peut non seulement conduire à la saturation des hôpitaux, mais aussi gâcher les fêtes de Noël, s’accordent à dire de nombreux spécialistes.

"Si on ne change rien, on va se retrouver avec 30.000 à 40.000 cas au 15 décembre", environ le double de l'année dernière à la même époque, prévenait cette semaine auprès du Parisien l'ancien directeur général de la Santé, William Dab.

Quant à Éric Caumes, il fait part de ses inquiétudes dans un article paru le 14 novembre dans L’Express:

"La grippe m'inquiète davantage: il est possible que Noël ne soit pas difficile à cause du Covid, mais à cause de la grippe. Il y a cette année un vrai risque d'épidémie grippale. Il n'y en a pas eu les deux dernières années donc les gens l'ont oubliée. S'il y a un message à faire passer, c'est "vaccinez-vous contre la grippe", surtout pour Noël".

Des hospitalisations liées à la grippe

Le nombre d’hospitalisations lors d’un passage aux urgences dans plusieurs régions augmente ces dernières semaines. Parmi les plus touchées figurent les Pays de la Loire (1.428,6 cas pour 10.000 passages), la Nouvelle-Aquitaine (1.250 cas), l’Auvergne et Rhône-Alpes (1.666,7), selon Santé publique France, via l’Organisation de la surveillance coordonnée des urgences (OSCOUR), qui a dressé un bilan pour la semaine du 8 novembre.
Enfin, la Réunion et Mayotte présentent les taux d’hospitalisations les plus élevés lors d’un passage aux urgences, comptabilisant respectivement 3.333,3 et 2.500 cas pour 10.000 passages.
Pour contrer cette tendance, le gouvernement a lancé le 22 octobre la campagne de vaccination contre la grippe réservée aux plus fragiles et aux plus de 65 ans. Elle sera étendue à l’ensemble de la population à partir du 23 novembre.
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