"Baise les keufs": interpellations après des tags anti-police dans le Val-de-Marne

© Photo Pixabay / jlxpUne bombe de peinture
Une bombe de peinture - Sputnik Afrique, 1920, 17.11.2021
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Quatre mineurs ont été arrêtés alors qu’ils taguaient des messages hostiles à la police dans le Val-de-Marne. Ce type d’intimidations est de plus en plus fréquent.
Alors que Gérald Darmanin vient d’annoncer une augmentation des effectifs de police en Île-de-France, les forces de l’ordre continuent d’essuyer menaces et insultes sur le terrain. De nouveaux tags anti-police ont ainsi été découverts à Bonneuil-sur-Marne, dans le Val-de-Marne, le 16 novembre, rapporte Actu17.
Les traditionnels "Baise la BAC" ou "Baise les keufs" côtoyaient des inscriptions en lien avec le trafic de drogues, clamant "1,5 gramme = 10 dollars" ou bien "2 grammes = 20 dollars". Un agent des forces de l’ordre semblait particulièrement visé par un tag, lequel déclarait: "On baise le Turc de la Skoda et de la 5008".
Les auteurs de ces menaces ont été pris la main dans le sac, grâce à des caméras de vidéosurveillance. Arrivée sur place, une patrouille a pu interpeller quatre mineurs, âgés de 14 à 17 ans, qui ont été placés en garde à vue.
Un agent a déposé plainte pour outrages et injures à caractère raciste. Les inscriptions attaquant les policiers pour leurs origines ethniques sont d’ailleurs fréquentes dans le secteur.
"Un autre policier d’origine africaine est régulièrement visé par des tags menaçants et racistes, nommément, dans la même circonscription", affirme ainsi une source policière à Actu17.
Une enquête a été ouverte et confiée au commissariat de Créteil.

Diverses menaces

Les tags menaçant les forces de l’ordre ne sont pas une nouveauté, mais certains se sont montrés très virulents ces dernières semaines. Fin octobre, des inscriptions appelant à décapiter des policiers, à les "rafaler" ou à leur jeter des boules de pétanque dessus avaient notamment fait scandale, à Savigny-le-Temple.
Gérald Darmanin s’était d’ailleurs rendu sur place pour apporter son soutien aux policiers. Le ministre de l’Intérieur avait vu dans ces menaces le résultat de sa lutte contre le trafic de drogues, affirmant que les inscriptions apparaissaient souvent après des descentes de police sur les points de deal.
À côté des traditionnels tags, les délinquants recourent également à de nouvelles méthodes pour intimider les forces de l’ordre. Des photos de policiers, parfois accompagnés de leur famille, ont par exemple été retrouvées placardées dans différents halls d’immeubles, ces dernières semaines. Le phénomène avait d’ailleurs été évoqué par Gérald Darmanin devant l’Assemblée nationale.
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