Ses proches assassinés lors de l’attentat de Toulouse, Sandler attend des excuses d’Éric Zemmour

© AFP 2022 JOEL SAGETEric Zemmour
Eric Zemmour - Sputnik Afrique, 1920, 14.11.2021
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Son fils et ses petits-enfants ayant été tués par le terroriste Mohamed Merah en 2012 à Toulouse, Samuel Sandler garde une rancœur envers Éric Zemmour qui dans son livre a mis sur le même plan les victimes et leur assassin parce qu’ils ont été inhumés hors de France.
Son fils et ses petits-enfants ayant été tués par le terroriste Mohamed Merah en 2012 à Toulouse, Samuel Sandler garde une rancœur envers Éric Zemmour qui dans son livre a mis sur le même plan les victimes et leur assassin parce qu’ils ont été inhumés hors de France.
Les polémiques autour du dernier livre d’Éric Zemmour ne s’apaisent toujours pas. Dans un article paru le 13 novembre dans Le Parisien, Samuel Sandler, dont les petits-enfants Arié et Gabriel et leur père Jonathan ont été assassinés le 19 mars 2012 par le terroriste Mohammed Merah à Toulouse, a demandé au polémiste de s’excuser pour ce qu’il a écrit sur sa famille dans La France n’a pas dit son dernier mot.
"J’attends que Zemmour m’appelle et me présente des excuses. C’est difficile pour moi. Tout le monde parle des Sandler, mais pas comme je voudrais", a-t-il déclaré.
En cause, notamment, cette comparaison que l’essayiste a faite sur la famille de M.Sandler et le terroriste et que Léa Salamé a lue le 13 septembre en direct sur France 2 en présence d’Éric Zemmour:
"La famille de Mohamed Merah a demandé à l’enterrer sur la terre de ses ancêtres en Algérie, on a su aussi que les enfants juifs assassinés devant l’école confessionnelle à Toulouse seraient eux enterrés en Israël. Les anthropologues nous ont enseigné qu’on était du pays où on est enterré […] Assassins ou innocents, bourreaux ou victimes, ennemis ou amis, ils voulaient bien vivre en France, faire de la garbure en France ou autre chose, mais pour ce qui est de laisser leurs os, ils ne choisissaient surtout pas la France, étrangers avant tout et voulant le rester par-delà la mort."
À l’époque, l’écrivain avait souligné que par ce rapprochement il voulait seulement "réfléchir rationnellement et froidement" sur "la désagrégation française et la défrancisation de la France".

Réaction de Sandler

Le 21 septembre, Samuel Sandler, qui est président honoraire de l’Association cultuelle israélite de Versailles, avait indiqué dans Le Monde qu’il regrettait le fait que des membres de sa famille ne soient pas enterrés en France et que, dans ce sens, il était d’accord avec l’essayiste. Il a souligné tout de même qu’il ne partageait pas l’avis d’Éric Zemmour selon lequel Philippe Pétain avait sauvé des juifs.
Or, le 24 octobre, sur la Radio juive, Samuel Sandler a dénoncé que les propos d’Éric Zemmour étaient "d’une certaine manière" "un soutien subliminal au terrorisme". Le jour suivant, son avocat Patrick Klugman a dénoncé également sur BFM TV "une monstruosité qui est autoalimentée par Éric Zemmour". "C'est tout simplement monstrueux, on lui demande de revenir sur ses propos et à chaque fois il en rajoute", a-t-il expliqué.

Une réponse de Zemmour

Finalement, le 3 novembre, invité de la Radio juive, Éric Zemmour a souligné n’avoir "jamais voulu condamner, dénoncer ou insulter les Sandler".
"Ce qui leur est arrivé est tragique. C’est évidemment terrible. Je comprends la douleur de ces gens, j’ai aussi des enfants. Je sais ce que ça peut être, en tout cas, j’imagine. Simplement, je considère que tout événement doit être d’abord apprécié en fonction de l’émotion qu’il suscite mais aussi ensuite, on peut avoir le droit de réfléchir sur cet événement, quel qu’il soit", a affirmé le polémiste.
D’après lui, il ne met pas "le terroriste et les victimes dans le même sac", en revanche, ces propos visent "à s’interroger sur ce que le fait d’enterrer ses proches hors de France disait de la défrancisation".
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