"Paris est devenue une ville poubelle": Stéphane Bern soulagé de quitter Paris

© SputnikFumeurs de crack devant les Jardins d’Éole, septembre 2021
Fumeurs de crack devant les Jardins d’Éole, septembre 2021 - Sputnik Afrique, 1920, 14.11.2021
S'abonnerTelegram
Dans une interview accordée au Parisien, l’animateur Stéphane Bern dresse un constat implacable sur l’enlaidissement de la capitale. Il affirme par ailleurs soutenir le mouvement #SaccageParis qui lutte activement ces derniers mois contre l’enlaidissement de la Ville lumière.
Le compte à rebours est lancé chez Stéphane Bern. Le 14 décembre, le célèbre animateur amoureux du patrimoine national quittera Paris, une ville dans laquelle il vit depuis l’âge de ses dix ans. Il s’installera dans l’ancien collège militaire de Thiron-Gardais (Eure-et-Loir) dont il a fait l’acquisition en 2013. Dans une interview-vérité au Parisien, l’animateur a affirmé sa lassitude de vivre dans la capitale, lui qui a passé ses deux confinements à la campagne dans le Perche.

Que reproche-t-il à Paris?

L'animateur reproche à Paris la saleté, les trous, les chantiers permanents, le bruit et enfin la violence. Ce qu’il qualifie de violence, c’est la manière agressive dont les gens se parlent entre eux. Par ailleurs, il critique ce qu’il appelle "la guerre des roues", à savoir les problèmes de circulation dans Paris. Il affirme également que le vivre-ensemble ne fonctionne plus à Paris et que des artisans habitant en banlieue parisienne refusent désormais des chantiers dans Paris, car c’est devenu selon lui trop compliqué. Un constat qui avait déjà été fait dans un reportage de l’émission "La Quotidienne" sur France 5 en 2018.
Concernant l’esthétisme de Paris, Stéphane Bern reproche un certain laisser-aller, voire même un enlaidissement de la capitale. Selon lui, Paris est devenue une poubelle où les gens se débarrassent de tout, n’importe où et n’importe comment. Mais son autre principale source d’inquiétude pour la capitale est pour le mobilier urbain où il critique les choix de la municipalité. Il regrette la disparition des bancs Davioud, le retrait des grilles en fer au pied des arbres et les anciens kiosques à journaux qui faisaient partie de l’identité visuelle parisienne, une identité à laquelle les Parisiens et les touristes sont attachés.
Stéphane Bern n’approuve pas le nouveau mobilier urbain de la capitale, notamment les nouveaux bancs du Panthéon, un avis partagé par d’autres Parisiens sur les réseaux sociaux.
Enfin, il qualifie d’affreuses les nouvelles fontaines des Champs-Élysées qui ont été posées en 2019. Un constat qui avait été partagé à l’époque par l’économiste Philippe Herlin qui critiquait le coût exorbitant de cette œuvre pour "trois robinets qui tournent dans un évier".

Critique politique et soutien au mouvement #SaccageParis

Stéphane Bern ne critique pas directement Anne Hidalgo dont il est très proche, mais les Parisiens eux-mêmes ainsi que les alliés écologistes de la maire. Il leur reproche leur chantage à l’égard de la maire ainsi que leurs choix politiques. Selon lui, il n’y a jamais eu autant de bétonisation, d’abattage d’arbres dans Paris, rendant impossible dans ces conditions d’imaginer un écoquartier. Enfin, l’animateur évoque sa sympathie à l’égard du mouvement #SaccageParis qui devrait être écouté plutôt que d’être qualifié de "facho". M.Bern affirme qu’il faut arrêter de considérer les défenseurs du patrimoine comme des "affreux conservateurs ou des suppôts de l’extrême droite".
Une critique qui est partagée par bon nombre d’internautes sur les réseaux sociaux qui sont d’accord avec le présentateur. Il faut dire qu’en octobre dernier, un sondage Ifop paru dans le Journal du dimanche affirmait que 84% des Parisiens trouvaient leur ville sale.
Un retour aux fondamentaux qui ont donné à Paris ses lettres de noblesse est donc souhaité presque à l’unanimité alors que la capitale accueillera les Jeux olympiques en 2024.
Fil d’actu
0
Pour participer aux discussions, identifiez-vous ou créez-vous un compte
loader
Chat
Заголовок открываемого материала