Station de pompage de gaz - Sputnik Afrique, 1920, 08.10.2021
Crise du gaz 2021
L’augmentation du prix du gaz en Europe, enregistrée depuis le début de 2021, s’est accélérée en septembre. Si le 1er septembre, 1.000 mètres cubes se vendaient 614 dollars, contre plus de 1.030 dollars à la fin du mois.

Les menaces de Loukachenko de couper le transit pourraient-elles déclencher une "guerre gazière"?

© Sputnik . Ivan Roudnev  / Accéder à la base multimédiaTronçon biélorusse du gazoduc Yamal-Europe
Tronçon biélorusse du gazoduc Yamal-Europe  - Sputnik Afrique, 1920, 13.11.2021
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Un arrêt du transit du gaz russe vers l’Europe, évoqué par le Président biélorusse, pourrait-il être le précurseur d’une nouvelle guerre gazière?, se demande le site polonais Defense24. Selon Moscou, une telle mesure pourrait théoriquement être prise par la Biélorussie mais le Kremlin espère que ce scénario ne se réalisera pas.
L’Europe, se trouve-t-elle au seuil d’une nouvelle "guerre gazière" suite aux déclarations du Président biélorusse, Alexandre Loukachenko, de couper le transit de gaz russe vers le Vieux Continent si le degré de pression exercé sur son pays par les Européens augmentait? C’est la question que se pose le portail polonais Defense24 dans un article du 11 novembre.
Pour le média, la menace du chef d’État biélorusse n’a pas pu être proférée publiquement sans l’approbation de Moscou, qu’il considère comme le principal responsable de la crise énergétique que traverse l’Europe.
La situation hypothétique dans laquelle Alexandre Loukachenko mettrait à exécution ses intimidations gazières serait en effet très favorable à la Russie, analyse Defense24. Des risques provenant d’un des pays de transit du gaz russe vers l’Europe pourraient être utilisés par Moscou comme un argument de plus en faveur des projets de livraison alternatifs du combustible bleu, notamment le Nord Stream 2.
Se souvenant du conflit entre l’Ukraine et la Russie concernant le prix du gaz, lequel a provoqué un arrêt temporaire des fournitures de gaz russe dans certains pays européens début 2009, l’auteur de l’article estime que Moscou depuis longtemps utilise ses ressources énergétiques à des fins politiques. Sans pourtant préciser quel objectif le Kremlin se fixe pour l’instant.

Moscou va respecter ses contrats gaziers

Commentant les propos du Président biélorusse sur la limitation du transit du gaz russe, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a fait savoir le 12 novembre que cette question n’avait pas été discutée avec la Russie, qui entend respecter toutes ses obligations contractuelles auprès de ses partenaires européens quant aux livraisons de combustible.
"Même si cela ne plaît pas à tout le monde, la Russie a été, reste et potentiellement restera un pays-garant de la sécurité énergétique du continent européen", a affirmé M.Peskov aux journalistes.
Le sujet a été également abordé ce samedi 13 novembre par Vladimir Poutine.
Selon le chef d’État russe, Alexandre Loukachenko serait "théoriquement" capable de couper le gaz russe transporté par la conduite Yamal-Europe parce que dans la pratique, une situation similaire s’est déjà produite en Ukraine en 2008-2009. Mais une telle mesure "endommagerait" le secteur énergétique européen et "ne contribuerait pas" au développement des relations avec la Biélorussie comme pays de transit.
Et d’ajouter que le Président russe espérait que ce scénario négatif ne verrait pas le jour et envisageait de discuter prochainement de ce thème avec M.Loukachenko.
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