Le Japon refait part de son envie de signer un traité de paix avec la Russie

© © Sputnik/Sergey KrasnouhovLes beautés de Russie. Les îles Kouriles.
Les beautés de Russie. Les îles Kouriles. - Sputnik Afrique, 1920, 12.11.2021
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Nommé le 10 novembre au poste du ministre japonais des Affaires étrangères, Yoshimasa Hayashi a déclaré lors de sa première conférence de presse que le pays continuerait à développer des relations mutuellement bénéfiques avec la Russie et à mener des négociations sur un traité de paix basé sur les accords existants.
Alors que Moscou a répété à plusieurs reprises que la souveraineté russe sur l'ensemble des îles Kouriles ne devait pas être remise en question, le nouveau chef de la diplomatie japonaise a fait part des intentions de son pays de continuer à discuter ce sujet avec la Russie.

"Il est important que les relations entre les deux pays continuent à se développer dans un sens qui sera bénéfique pour chaque partie dans tous les domaines, y compris politique, économique et culturelle. En ce qui concerne le traité de paix avec la Russie, nous entendons résoudre la question de l’appartenance des quatre îles et conclure un traité de paix, sans transférer cette responsabilité aux générations futures. Nous y travaillerons sur la base des accords conclus précédemment, y compris l'accord obtenu à Singapour en 2018", expose-t-il lors de sa première conférence de presse.

La position japonaise

Le 13 octobre, le nouveau Premier ministre japonais Fumio Kishida a déclaré que la souveraineté japonaise s’étendait sur de soi-disant "territoires du Nord", c’est-à-dire sur les îles russes Kounachir, Itouroup, Chikotan et Habomai. Il a alors souligné que le Japon ne voulait pas remettre ce problème aux générations futures et qu’il était "disposé à conclure un accord de paix" avec la Russie, une fois que le litige sera résolu.
En réaction, le Kremlin a souligné sa volonté de poursuivre le dialogue avec les autorités japonaises, mais a insisté sur le fait que les îles en question faisaient partie du territoire russe. La porte-parole de la diplomatie de la Russie a également indiqué que les ultimatums du genre ne contribuaient pas à la conclusion d’un accord de paix.

Ce que le Président russe en pense

Le 21 octobre, Vladimir Poutine a insisté sur le fait qu’"un règlement définitif jusqu’à la conclusion de l’accord de paix était dans l’intérêt des peuples russe et japonais" malgré les changements sur la scène politique japonaise.
En juillet, le Président russe a fait savoir que Moscou avait "de très bonnes propositions à faire" aux entrepreneurs japonais désireux d’opérer dans les îles Kouriles. Par la suite, il a proposé au gouvernement d’élaborer avant août 2022 un certain nombre d’amendements pour exonérer complètement les entreprises de paiement des principaux impôts pour une durée de 10 ans.

Le litige

Revendiquées par Tokyo, les îles en question ont été intégrées par l’Union soviétique à l’issue de la Seconde Guerre mondiale et sont reconnues comme russes par l’Onu. Le litige empêche surtout la signature d’un traité de paix entre les deux pays, une situation que Vladimir Poutine a qualifiée début septembre d’"absurde".
Ces dernières années, le Président russe et le Premier ministre japonais de l’époque, Shinzo Abe, se sont rencontrés à de nombreuses reprises pour essayer de trouver une solution à ce problème, sans pour autant parvenir à le régler définitivement.
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