Ce taxi volant russe s'apprête à conquérir Moscou: la France en appui? – images

© Sputnik . Kirill Kalinnikov / Accéder à la base multimédiaLe prototype de l'aérotaxi de la société Hoversurf
Le prototype de l'aérotaxi de la société Hoversurf - Sputnik Afrique, 1920, 10.11.2021
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Le concepteur russe du taxi aérien Hover a livré à Sputnik que ses engins seraient un jour disponible à tout endroit de Moscou. L’entreprise pense à lancer sa production en Russie et choisit des partenaires parmi lesquels figurent la France, l’Allemagne, la République tchèque, ainsi que certains pays d’Asie et de Moyen-Orient.
Les habitants de Moscou pourront bientôt utiliser des drones servant de taxis aériens complètement écologiques. La stratégie de sa production et de son implantation dans la capitale russe a été détaillée par le directeur général de la société Hover au cours d’une interview accordée à Sputnik.
En développement depuis 2019, ces aéronefs à deux sièges peuvent embarquer jusqu’à 300 kilogrammes. Il y a également de l’espace pour ranger ses bagages. Pouvant atteindre une vitesse de 200 km/h, ils sont capables de voler à une altitude de 150 mètres. Leur moteur est électrique.
Attendue entre 2023 et 2025, leur mise en place connaîtra plusieurs étapes:
"Toute l’industrie du taxi aérien va se développer par étapes. Au départ, ce seront des terminaux d’embarquement et de débarquement. Les vols se dérouleront au-dessus de zones peu peuplées, de viaducs, de fleuves et de canaux. Ensuite, les itinéraires vont s’élargir, on aura davantage de terminaux. La troisième étape, la plus éloignée dans le temps, se traduirait par la possibilité presque illimitée d’atterrir même sur la pelouse près de chez soi", a expliqué Alexandre Atamanov.

Comme une voiture ordinaire

Dans un premier temps, les drones seront pilotés à distance par des opérateurs. Plus tard, le pilotage sera complètement automatique, a-t-il ajouté. En raison de ses dimensions proches d’une voiture ordinaire, le véhicule peut être garé sur une place de parking standard, et y manœuvrer facilement. Cela permet une intégration plus rapide dans l’infrastructure urbaine, pointe l’entreprise sur son site.
Le constructeur vise principalement la sécurité des vols, poursuit M.Atamanov. L’aéronef est doté d’une capsule protégeant les passagers contre les intempéries, et de tous les équipements de protection, dont les parachutes.
Le prix du voyage sera compté à partir de 200 roubles (2,45 euros) par kilomètre. Les tarifs pourraient néanmoins être modifiés au lancement du service, a-t-il souligné.

Lieux de production

D’ici 2025, la production en série sera lancée dans diverses régions russes dont Moscou, Kazan, Oufa et Krasnoïarsk, nous a confirmé le PDG de Hover. Elle pourrait être élargie à l’étranger vers 2030, l’entreprise menant actuellement des négociations avec divers pays. En Europe, Hover choisit des partenaires parmi lesquels figurent la France, l’Allemagne et la République tchèque.
En plus de cela, l’entreprise s’attend à une collaboration avec la Malaisie, l’Indonésie, les Émirats arabes unis, Oman, le Qatar et l’Arabie Saoudite.

Autres taxis volants

Outre celui-ci, un aéromobile baptisé Flyter est en train d’être développé par une autre entreprise russe. En février dernier, le constructeur Scienex a confié à Sputnik que l'engin serait susceptible d’atteindre une vitesse maximale d’environ 200km/heure et de s’intégrer dans la mégapole sans toutefois faire de liaisons entre les villes. Conçu sans pilote, cet aéromobile à décollage et atterrissage verticaux pourrait atteindre une altitude de 1.500 mètres et se déplacer à une distance de plus de 100 km.
En France, le taxi aérien pourrait commencer à transporter des passagers à partir de 2024. Fin octobre, l’aéroport Nice-Côte d’Azur a annoncé un partenariat avec les aéroports de Rome, de Venise, et de Bologne dans le projet Urban Blue pour la construction et la gestion de vertiports.
Conçus par Volocopter, constructeur allemand, les appareils sont censés relier les aéroports et les centres-villes. Les VoloCity sont capables de transporter une charge de 200 kilogrammes et se déplacer à une distance de 35 kilomètres, à une vitesse de 110 kilomètres. Selon Il Messaggero, le coût du trajet sera d’environ 140 euros et durera un peu plus de 10 minutes.
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