Elle déterre une bible valant plus de 110.000 euros lors d’une séance de détection de métaux - photo

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Bible - Sputnik Afrique, 1920, 09.11.2021
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Une minuscule bible en or a été découverte lors d’une séance de détection de métaux, selon la BBC. Sa valeur a été estimée à 117.000 euros. Elle aurait appartenu à un membre de la famille du roi Richard III, au XVe siècle. Une telle opération aurait été plus difficile en France, à cause de la législation.
Remarquable découverte pour Buffy Bailey, une infirmière de 48 ans, lors d’une séance de détection de métaux avec son mari du côté de York, dans le nord de l’Angleterre. Une pratique très libre dans le pays, contrairement à la France. Elle a détecté puis déterré une bible en or vieille de 600 ans, rapporte la BBC. Le couple a fait expertiser l’objet auprès de spécialistes.
"J’ai creusé jusqu’à 15 centimètres et c’était juste là", raconte celle qui pensait avoir trouvé un bibelot sans valeur.
Le terrain avait toutefois été bien choisi, à proximité d’une ancienne propriété de Richard III, roi d’Angleterre de 1483 à 1485. Un lieu avec "beaucoup d’histoire".
D’après le média, cette bible aurait appartenu à son épouse, la reine Anne Neville, ou bien à une autre femme de la famille. Elle est gravée avec les représentations de saint Léonard et sainte Marguerite, saints patrons de l’accouchement. Elle aurait donc fait office de protection durant la grossesse et la mise au monde.
L’objet mesure moins de deux centimètres et ne pèse que cinq grammes, pour 22 à 24 carats. Il pourrait valoir plus de 100.000 livres sterling, soit 117.000 euros. Un artefact historique "exceptionnellement unique", d’après Julian Evan-Hart, rédacteur en chef du magazine spécialisé Treasure Hunting. "La personne qui l’a commandé devait être incroyable riche", abonde Mme Bailey.

Joyau de Middleham

Cette bible dorée a été comparée au joyau de Middleham, un pendentif découvert par un détecteur de métal en 1985.
"Il est fort possible qu’elle ait été réalisée par le même artiste", avance M.Evan-Hart.
En 1992, le musée de York avait acheté le joyau pour 2,5 millions de livres (2,9 millions d’euros). Il est actuellement en train d’évaluer cette nouvelle trouvaille afin de la mettre aux enchères. Il se pourrait bien qu’il l’achète lui-même.

Pratique très encadrée

Alors que Mme Bailey a eu simplement besoin d’une autorisation du propriétaire pour effectuer sa prospection, la détection de métaux est beaucoup plus encadrée en France en ce qui concerne les sites archéologiques. En effet, depuis 1989, un amateur doit obtenir à la fois l’autorisation du propriétaire et de l’État, au moyen d’une autorisation préfectorale. Une règle jugée trop contraignante pour certains passionnés.

"Cela fait quarante-deux ans que je détecte. J’ai connu la période où il n’y avait pas de législation. Maintenant c’est la répression. Les archéologues nous traitent de pilleurs alors que nous ne sommes pas tous pourris", s’indignait en mars dernier dans La Dépêche Éric Voss, propriétaire d’un magasin de détecteurs de métaux dans le Tarn-et-Garonne.

Selon lui, archéologues et détecteurs collaboraient sur les sites archéologiques avant l’entrée en vigueur de cette loi. "J’ai révélé plusieurs endroits que les archéologues ne connaissaient pas […] J’ai contribué à faire avancer les recherches des archéologues", plaide M.Voss. La Fédération française de détection de métaux, forte de plus de 2.000 adhérents, tente de faire changer la législation pour rendre la pratique accessible à tous.
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