Migrants: la tension monte encore à la frontière polonaise

© Sputnik . Egor Eremov / Accéder à la base multimédiaLa frontière entre la Biélorussie et la Pologne (archive photo)
La frontière entre la Biélorussie et la Pologne (archive photo) - Sputnik Afrique, 1920, 08.11.2021
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La Pologne a déployé des unités antiterroristes le long de sa frontière avec la Biélorussie, alors que des migrants continuent d’affluer. Minsk parle de "provocations" et veut également assurer la sécurité de la zone.
Le contentieux diplomatique entre la Pologne et la Biélorussie à propos des flux de migrants continue de s’alourdir. Pour sécuriser la frontière avec son voisin, Varsovie a décidé de déployer des unités antiterroristes. Elles viendront s’ajouter aux quelque 12.000 militaires déjà sur place, a déclaré à la télévision polonaise Maciej Wonsik, vice-ministre de l’Intérieur.
Ce 8 novembre, les autorités polonaises ont de nouveau tiré la sonnette d’alarme, alors que des centaines de migrants s’agglutinent près du passage frontalier de Kuznica. Il s’agit à ce jour de "la plus grande tentative de pénétration forcée sur le territoire polonais" a déclaré Stanislav Zharin, porte-parole des services spéciaux polonais.
Sur les réseaux sociaux, des vidéos montrant ces rassemblements de migrants n’ont pas tardé à se multiplier. Certaines ont été relayées par le ministère de la Défense.
La situation semble également préoccuper Bruxelles, puisque le sujet doit être abordé ce 8 novembre par les ministres des Affaires étrangères des pays de l'UE, a indiqué la Commission européenne.

Minsk réagit

Ce déploiement de force à la frontière polonaise n’est cependant pas du goût de Minsk. Les autorités biélorusses comptent également sécuriser leur territoire transfrontalier, pour éviter tout débordement.
"Les mesures que nous prenons visent principalement à assurer la sécurité dans la zone où se trouve le groupe de réfugiés, à prévenir les provocations et les situations de crise", explique à Sputnik Anton Bychkovsky, porte-parole des gardes-frontières biélorusses.
Quant aux motivations de ces migrants, elles ne font guère de doutes. Ils comptent rallier l’UE pour y "demander le statut de réfugié", précise le représentant. Il ajoute que des femmes et des enfants figurent parmi les nouveaux arrivants, et que ceux-ci ne "constituent pas une menace pour la sécurité et ne se comportent pas de manière agressive".
Depuis plusieurs semaines, la Biélorussie est pointée du doigt par ses voisins baltes, qui lui reprochent d’organiser une crise migratoire en orientant des flux d’immigrés clandestins. Accusations rejetées par Minsk. La Pologne, également touchée, a décrété l’état d’urgence dans certaines régions transfrontalières.
Le Président biélorusse a pour sa part déclaré qu’il ne freinerait plus le transit de migrants cherchant à rallier l’Europe, suite aux sanctions décidées par celle-ci après sa réélection controversée.
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