Station de pompage de gaz - Sputnik Afrique, 1920, 08.10.2021
Crise du gaz 2021
L’augmentation du prix du gaz en Europe, enregistrée depuis le début de 2021, s’est accélérée en septembre. Si le 1er septembre, 1.000 mètres cubes se vendaient 614 dollars, contre plus de 1.030 dollars à la fin du mois.

Gazprom a augmenté le transit du gaz à destination de l'UE via l'Ukraine

© Sputnik . Iegor Ieriomov / Accéder à la base multimédiaGazprom assure la sécurité énergétique de l'Europe
Gazprom assure la sécurité énergétique de l'Europe - Sputnik Afrique, 1920, 08.11.2021
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Le géant russe Gazprom a augmenté le transit du gaz vers les pays de l'UE à travers l'Ukraine jusqu’à 88 millions de mètres cubes par jour, annonce le patron de la société ukrainienne GTS Operator.
Le groupe russe Gazprom a augmenté de 54% le volume quotidien de gaz pompé à destination de l’Union européenne et transitant via l'Ukraine, mais celui-ci demeure moins élevé que les quantités réservées, affirme le chef de la société GTS Operator of Ukraine, Sergiy Makogon.
"Y aura-t-il une augmentation de l’approvisionnement en gaz en Europe? Pour le moment, nous n'avons reçu aucune demande de transit supplémentaire. Qui plus est, le transit –88 millions de mètres cubes– est actuellement moins important que celui qui a été réservé et payé par Gazprom: 109 millions de mètres cubes", a-t-il indiqué sur sa page Facebook.
Sergiy Makogon avait précédemment affirmé que Gazprom avait réduit depuis le 1er novembre le volume de transit du gaz à travers l'Ukraine à 57 millions de mètres cubes par jour, soit à environ la moitié de la capacité de transit payée par le groupe russe.
La société ukrainienne GTS Operator avait pour sa part fait savoir que le transit de gaz à destination de l’UE via l'Ukraine avait baissé de 19% en octobre pour constituer 2,6 milliards de mètres cubes, soit de 623 millions de mètres cubes de moins que les chiffres de septembre. De janvier à octobre 2021, le transit du gaz russe vers l'UE a diminué de 22% par rapport à la même période de l'année dernière, jusqu'à 35,3 milliards de mètres cubes, avait-elle encore affirmé.

"La main invisible du marché"

L’Ukraine, qui dépend grandement des ressources tirées du transit du gaz russe par son territoire, redoute que cette source de revenus ne tarisse et demande régulièrement à l’Europe de lui apporter son soutien. Comme elle l’a fait le 12 octobre dernier, lors d'un sommet avec l'Union européenne. Kiev s’oppose aussi farouchement à la mise en service du gazoduc Nord Stream 2 qui permettra d'alimenter l'Europe en gaz en contournant le pays et privera cette dernière de lucratifs droits de transit.
Dès le lendemain, Vladimir Poutine a déclaré lors du Forum énergétique de Moscou que la Russie était prête à accroître ses livraisons de gaz et que les volumes d’or bleu envoyés aux Européens étaient d’ores et déjà rehaussés "au-delà de nos engagements contractuels".
Il a expliqué que les pays européens qui s’approvisionnent en gaz auprès de la Russie avaient commis l'erreur d’exacerber les incidences de "la main invisible du marché", laissant les cours du gaz à la merci de la loi de l’offre et de la demande, tablant sur des achats au comptant plutôt que de multiplier les contrats de long terme avec Moscou ces dernières années.
Il a souligné une nouvelle fois sa détermination à augmenter les livraisons en Europe en cas de nécessité, mais a relevé le danger d’augmenter le transit via l’Ukraine. En effet, les infrastructures ukrainiennes pourraient être mises hors service par des quantités de gaz accrues, le niveau d’usure du système de transport en Ukraine étant proche des 85%.
Gazprom a augmenté sa fourniture de gaz à l'Europe de 10% et la Russie au total de 15%. Le déficit gazier est dû non pas aux actions de la Russie, mais à celles des pays européens, avait expliqué Vladimir Poutine.

Des stocks au plus bas

La crise énergétique actuelle, qui a pris une ampleur mondiale, est due notamment à l'accroissement de la demande à la suite de la reprise économique après un certain allègement de nombreuses restrictions drastiques dues à la pandémie de coronavirus, ce qui a provoqué une flambée des prix.
En Europe, les stocks de gaz sont au plus bas, entamés par un hiver prolongé en 2020 et pas suffisamment remplis depuis. En outre, l’apport d'énergies renouvelables, comme l'éolien, s’est réduit par rapport à 2020 du fait de conditions climatiques moins favorables.
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