In venum veritas: bientôt des médicaments anti-Covid développés à partir du venin de cet animal?

© Photo Pixabay/StrawberryQueenUn scorpion, image d'illustration
Un scorpion, image d'illustration - Sputnik Afrique, 1920, 07.11.2021
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Des chercheurs égyptiens et écossais ont étudié les capacités du venin des scorpions à neutraliser le SARS-CoV-2. Une nouvelle solution que nous offrent des mécanismes protecteurs des animaux pour contrer la maladie la plus connue dans le monde depuis les deux dernières années.
Respecté dans le monde antique, le scorpion, ou pour être plus précis, son venin serait capable d’offrir de nouvelles opportunités médicales pour maîtriser la pandémie due au nouveau coronavirus, estime un groupe de scientifiques de l’université du canal de Suez, en Égypte, et de celle d'Aberdeen, en Écosse.
Selon le communiqué, paru fin octobre sur le site web de l’établissement écossais, c’est le "cocktail fascinant" de peptides biologiques actifs que le venin de ce représentant des arachnides contient et qui pourrait être la clé pour développer de nouvelles substances antivirales. L’organisme de ces animaux aurait besoin d’un tel instrument antiviral et antibactérien pour garder absolument propre leurs glandes venimeuses.
Il ne s’agit que de la première étape de recherches car, après avoir analysé en laboratoire des dizaines de toxines du venin des scorpions, les auteurs de l’étude envisagent de les synthétiser et modifier structuralement pour tester leurs propriétés médicamenteuses.
Et d’ajouter que les variations du venin de quelque 2.000 espèces de scorpions sont loin d’être intégralement étudiées par les scientifiques.

Anticorps uniques des camélidés

Plusieurs études ont déjà été menées par les chercheurs pour que dans sa lutte contre le Covid-19, l’humanité puisse se servir d’une particularité naturelle unique de l’immunité des camélidés.
Ces mammifères, dont le lama ou l’alpaga, sont les seuls animaux qui, à part des anticorps classiques composés de chaînes lourdes et légères, possèdent également des anticorps formés uniquement de chaînes lourdes.
C’est à partir de ces molécules uniques que les scientifiques ont réussi à élaborer les premiers anticorps à domaine unique, baptisés nanocorps.
Représentant des fragments de l’anticorps classique, les nanocorps sont environ dix fois plus légers que la plupart des anticorps communs, mais utilisent le même mécanisme d’action contre les virus.
Aux cours des tests, des équipes de chercheurs dans différents pays ont constaté que les nanocorps isolés du sang des camélidés étaient beaucoup plus efficaces contre le nouveau coronavirus et même contre ses mutations.
Sur la base des études effectuées, les scientifiques sont actuellement en train de développer de nouveaux médicaments anti-Covid, notamment sous forme d’un spray nasal, ou d’appliquer les propriétés des nanocorps dans la conception de nouveaux vaccins antiviraux.
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