Une étude évaluant l’exposition des Français aux additifs alimentaires inquiète

Supermarché - Sputnik Afrique, 1920, 06.11.2021
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Des chercheurs français ont évalué l’exposition de leurs compatriotes aux additifs alimentaires, pour arriver à des conclusions inquiétantes. En moyenne, un Français en ingère chaque année quatre kilos, dont un tiers sont suspectés d’effets néfastes sur la santé.
Après avoir testé des milliers de produits en laboratoire et croisé les résultats avec les déclarations de consommation alimentaire de plus de 106.489 personnes, des scientifiques ont pu établir que les Français ingéraient en moyenne quatre kilos d’additifs par an.
Selon les résultats de l’étude, publiée dans la revue scientifique Science Reports et relayée par le magazine UFC-Que Choisir, les Français consomment 155,5 mg d’additifs par jour et par kilogramme de poids corporel.
Rapporté au poids moyen des Français (72,4 kilogrammes), cela correspond à une consommation de 11,3 grammes d’additifs par jour, soit quatre kilos par an. Or, pour ceux qui consomment le plus d’aliments transformés (5% des participants étudiés), ce chiffre grimpe à dix kilos.

Suspectés d’être néfastes

Les additifs ingérés le plus fréquemment sont l’acide citrique, qui ne représente pas de risque avéré pour la santé, et les amidons modifiés, dont certains sont suspectés de favoriser les maladies rénales et cardiovasculaires.
Au total, parmi les 50 additifs les plus consommés, auxquels sont exposés régulièrement entre 15 et 90% des Français, un tiers sont suspectés d’effets néfastes pour la santé. Ainsi, les mono- et diglycérides d’acides gras (E471), le nitrite de sodium (E250) ou encore les di-, tri- et polyphosphates (E450, E451 et E452) sont tous classés "peu recommandables", voire "à éviter" dans l’évaluation du magazine.
Dans le même temps, l’étude constate que 7% de la population française consomment des doses supérieures au seuil de risque défini par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) de glutamate de sodium (E621). Cet exhausteur de goût pourrait favoriser la dégénérescence du cerveau et augmenter ainsi les risques de développer la maladie d’Alzheimer.
Les chercheurs rappellent qu’il est nécessaire de limiter la consommation d’aliments ultra-transformés, riches en additifs, en privilégiant les produits alimentaires contenant le moins d’additifs possible, dont les fruits et légumes de saison.
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