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Covid-19

Des millions d’années de vie perdues en 2020 en raison du Covid-19, constatent les chercheurs

© Photo Pixabay / AmericanetUn cimetière américain, image d'illustration
Un cimetière américain, image d'illustration - Sputnik Afrique, 1920, 05.11.2021
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Dans un contexte de la pandémie du Covid-19, des chiffres relatifs au taux de mortalité en 2020 dans une trentaine de pays ont été analysés par des chercheurs, selon le British Medical Journal. L’étude révèle des millions d’années de vie perdues de façon prématurée à cause du SARS-CoV-2 dont la propagation reste menaçante pour l’Europe.
Des résultats d’une étude réalisée par une équipe internationale de scientifiques et consacrée à l’influence de l’épidémie du nouveau coronavirus sur l’espérance de vie prévue et la mortalité prématurée en 2020, ont été publiés mercredi 3 novembre dans la revue British Medical Journal (BMJ).
Les auteurs ont analysé des données "crédibles" provenant de 37 pays ou régions avec les revenus de la population moyens et élevés.
Étant un effet négatif présumé du Covid-19, une réduction de la durée de vie a été constatée dans tous les pays, sauf en Nouvelle-Zélande, Norvège, Islande, Danemark et Corée du Sud, où la longévité des citoyens a même augmenté l’année dernière.
Parmi les États les plus touchés, qui ont enregistré le déclin maximum de l’étendue de la vie, figurent la Russie, les États-Unis, la Bulgarie, la Lituanie et l’Espagne. Cet indicateur oscille dans ces pays entre 2,5 et 0,9 années de vie perdues, les chiffres étant en général plus élevés chez les hommes que chez les femmes.
Au total, dans une trentaine de pays en 2020, les scientifiques ont décompté 222 millions d’années de vie perdues, dont 28 millions d’années représentaient un dépassement par rapport aux chiffres initialement pronostiqués à l'époque avant-Covid.
La recherche indique également que depuis 2015 la durée de vie dans tous les pays analysés a en général augmenté et que le taux d’années de vie perdues en raison du SARS-CoV-2 s’est avéré plus de cinq fois supérieur à celui lié à l’épidémie saisonnière de la grippe en 2015.

Europe "de nouveau, à l’épicentre"

Des tendances actuelles de la propagation du Covid-19 en Europe risquent cependant d’offrir de nouvelles statistiques déplorables à ce type d’études.
Selon le directeur de l'Organisation mondial de la Santé (OMS) Europe, Hans Kluge, le Vieux Continent est "de nouveau, à l'épicentre" de l’épidémie du nouveau coronavirus dont le rythme de transmission a l’air "très préoccupant".
Pour l'OMS, ce sont la combinaison d'une couverture vaccinale insuffisante et de l'assouplissement des restrictions anti-Covid, qui expliquent l'augmentation des cas.
Selon ses données, en une semaine, les hospitalisations en raison du Covid-19 ont plus que doublé.
Une nouvelle vague du SARS-CoV-2 menaçant l’Europe dans les prochains mois pourrait déboucher sur un demi-million de morts supplémentaires sur le continent d'ici février.
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