Après une première dose de vaccin, un adolescent toulousain fait un malaise cardiaque

© AFP 2022 FRED TANNEAUUne infirmière tient une seringue avec le vaccin de Pfizer, le 31 mai 2021
Une infirmière tient une seringue avec le vaccin de Pfizer, le 31 mai 2021 - Sputnik Afrique, 1920, 05.11.2021
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Un jeune de 16 ans a fait un malaise cardiaque après avoir reçu sa première injection de vaccin de Pfizer, rapporte La Dépêche. Plusieurs cas de malaises ont déjà été recensés après l'injection d’un vaccin, sur fond de révélations sur des falsifications lors des essais cliniques du vaccin de Pfizer menés au Texas en 2020.
Un Toulousain âgé de 16 ans a reçu sa première dose de vaccin anti-Covid Pfizer le 11 septembre. Depuis, il souffre d'une myocardite, une inflammation du muscle cardiaque, relate La Dépêche.
Il a fait un malaise deux jours après l’injection, alors qu'il était au lycée, raconte sa mère. Il l’a appelé pour dire qu’il avait très mal au cœur, alors que l’infirmière lui disait qu’il n’avait rien de grave. Les symptômes se sont en effet atténués pour reprendre deux jours après. Suite à une amélioration, ils ont repris à nouveau deux jours plus tard.

Résultats de son examen

Un examen que l’adolescent a finalement subi a montré un taux trop élevé de troponine, une substance protéique qui entre dans la constitution des fibres musculaires et régule leur contraction. Il a donc été hospitalisé aux urgences, mais le taux n'arrêtait pas de monter. Le vaccin avait provoqué une inflammation cardiaque.
Le lycéen va déjà mieux et pourra même reprendre bientôt le basket-ball, mais sa mère reste inquiète. Elle veut prévenir les autres parents "pour qu’ils soient attentifs" car dans le certificat, il est précisé que "dans ce contexte d'effets indésirables graves post-vaccination Covid, nous retenons une contre-indication à l’administration d'une deuxième dose".
Les problèmes de l’adolescent ne s'arrêtent pas là. Il s'est vu ainsi délivrer un pass sanitaire qui lui interdit de quitter la France, alors qu’il avait des plans de voyage. La famille envisage donc des actions et consulte une avocate.

Les cas se multiplient-ils?

Une autre adolescente, âgée de 17 ans, est décédée fin septembre dans les Bouches-du-Rhône, quelques jours après avoir reçu sa première dose de vaccin de Pfizer. L'autopsie a révélé une "embolie pulmonaire massive", provoquée par la migration et l'immobilisation d'un caillot de sang dans une artère pulmonaire. Bien que rare chez les adolescents, cette pathologie est présente sur la liste des effets secondaires, selon l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).
Un jeune de 15 ans est par ailleurs décédé d’une crise cardiaque dans le Colorado le 20 avril 2021, deux jours après avoir reçu une injection de Pfizer. Et en Italie, une adolescente de 14 ans est décédée le 13 septembre, après avoir reçu la deuxième dose d’un vaccin anti-Covid le 17 août, rapportait le média local Lecce Prima sans préciser la marque du vaccin. La jeune fille est restée dans le coma jusqu’à sa mort.
En France, la vaccination contre le Covid-19 est ouverte aux 12-17 ans depuis le 15 juin. Et depuis le 30 septembre, le pass sanitaire est étendu à ce groupe d’âge. Ils doivent présenter leur QR code dans les établissements où il est obligatoire, notamment pour les activités extrascolaires, sportives ou culturelles.

Récentes révélations sur des falsifications

Pfizer vient en outre de se retrouver au cœur d’un scandale. Selon une lanceuse d’alerte citée le 2 novembre par la revue médicale BMJ, de graves irrégularités ont été recensées dans les tests cliniques du vaccin anti-Covid de Pfizer menés au Texas par un sous-traitant à l’automne 2020. Aucune suite ne semble avoir été donnée par les autorités sanitaires américaines à ses plaintes sur de nombreux dysfonctionnements.
La directrice régionale de l’époque accuse notamment son ancien employeur d’avoir falsifié les données, d’avoir employé du personnel insuffisamment formé qui tardait à rapporter les effets indésirables. Les autorités américaines viennent cependant d’autoriser le vaccin de Pfizer pour les enfants de cinq à 11 ans, et la même demande a été faite auprès de l’Agence européenne des médicaments (EMA), qui l’a déjà approuvée pour les 12 à 15 ans.
Or, "malgré le caractère sérieux de ces déclarations, elles ne mettent pas en question les conclusions sur la sécurité, l’efficacité et la qualité du vaccin lui-même", a indiqué à Sputnik un porte-parole du service de presse de l’EMA.
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