Un lien entre l’insomnie génétique et un risque de maladie mortelle établi par des chercheurs

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Insomnie, image d'illustration - Sputnik Afrique, 1920, 04.11.2021
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L’influence négative de l’insomnie génétique sur le développement d’un anévrisme chez les humains a été établie par des chercheurs européens. Une nouvelle recherche qui décrit les effets néfastes du manque de sommeil.
Une équipe internationale composée de scientifiques britanniques, néerlandais et suédois a analysé le lien entre plusieurs facteurs génétiques et liés au mode de vie et le risque d’anévrisme, qui provoque souvent une hémorragie cérébrale meurtrière.
Les auteurs de l’étude, dont les résultats sont publiés dans le Journal of American Heart Association, ont utilisé une méthode de randomisation mendélienne.
Étant donné que l’anévrisme affecte environ 3% des personnes, les chercheurs ont identifié trois facteurs principaux qui augmentent le risque de cette maladie dangereuse, assez rare et souvent sans symptômes.
Il s’agit de l’insomnie, ainsi que de l’exposition au tabac et à l’hypertension artérielle, toutes ayant une prédisposition génétique.
Après avoir analysé quelque 6.300 cas d’anévrisme des vaisseaux sanguins cérébraux et 4.200 cas d’hémorragies cérébrales, étant notamment une séquelle de la rupture d’anévrisme, les scientifiques ont établi que l’insomnie génétique augmentait de 24% le risque de développement de cette maladie et de ses effets meurtriers.
L’équipe a par contre constaté une faible association entre la diminution de l’activité physique génétiquement prédite, le taux de triglycérides et la masse corporelle plus élevés avec un risque plus important d’anévrisme intracrânien.

Autres effets négatifs

Des effets négatifs de tous les types de manque de sommeil chez les humains sont décrits régulièrement par des scientifiques.
Dans une récente étude, des chercheurs de l'université du Massachusetts ont établi que l’insomnie était capable d’affecter l’équilibre d’un individu lorsqu’il marche.
Au cours de plusieurs expériences, il s’est avéré que cette aptitude, auparavant considérée plutôt comme automatique, pouvait être perturbée par le manque de sommeil.
Parmi les autres séquelles de l’insomnie figurent également la détérioration des compétences cognitives, de l'attention et de la mémoire, le développement de problèmes nerveux, et même des symptômes ressemblant à ceux d’une commotion cérébrale.
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