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Affaire des "pulls chinois": l’armée affirme avoir octroyé le contrat à des entreprises françaises
Affaire des "pulls chinois": l’armée affirme avoir octroyé le contrat à des entreprises françaises
Sputnik Afrique
Après que France Bleu a révélé que l’armée française avait choisi un fabricant chinois pour ses pulls au détriment d’une entreprise française, le porte-parole... 04.11.2021, Sputnik Afrique
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L’information a fait grand bruit ce matin, à la fois dans les médias et chez certains élus, mais elle pourrait s’avérer fausse. Le 3 novembre, France Bleu affirmait que l’armée française avait tout récemment refusé un contrat à son fournisseur historique Regain, dont l’usine est située dans le Tarn, au profit d’un concurrent chinois. Le ministère des Armées a démenti l’information."Un contrat de fourniture de pulls pour l’armée française a été conclu avec deux entreprises françaises en septembre 2020: Saint James et Léo Minor", a affirmé son porte-parole Hervé Grandjean, ajoutant que les confections se font en France, au Maroc ou en Tunisie. En effet, sur son site, Leo Minor mentionne des bureaux dans ces deux pays du Maghreb, tandis que Saint James ne semble avoir qu’un atelier unique à… Saint-James, en Normandie. France 3 Occitanie indique de son côté que "si les deux groupes restent français, leurs usines en revanche sont en Chine".Pas abandonnéLe ministère des Armées assure également qu’il continue de collaborer avec la société Regain pour des "sous-vêtements techniques innovants", ce qui avait déjà été relayé par France Bleu. De plus, il a passé un contrat de 500.000 euros pour 15.000 chandails "au titre de mesures de relance".Contacté par BFM TV, le patron de Regain, Laurent Brunas, précise que ce contrat avait été perdu "il y a 18 mois", sans savoir quelles entreprises l’avaient remporté, ou si l’une d’elles était chinoise. Il maintient toutefois sa déclaration sur France Bleu concernant sa volonté de voir les marchés publics prendre davantage en compte les critères de responsabilité sociétale des entreprises et la qualité du produit proposé.Réactions des politiquesCette perte de marché a poussé le candidat à la présidentielle Arnaud Montebourg à se rendre jusqu’au site de production de Regain pour y exprimer son soutien. Il y a bel et bien été reçu, dénonçant sur Twitter la perte d’une "commande publique au profit d’un producteur étranger". Une déclaration qui contredit celle du ministère des Armées. Il rappelle d’ailleurs sa volonté de défendre "la commande publique pour sauver le made in France".L’information a également fait réagir Marine Le Pen, laquelle s’est indignée que "nos impôts subventionnent les importations chinois et les délocalisations". "L'armée française achète des pulls en Chine plutôt que dans le Tarn", a repris de son côté Jean-Luc Mélenchon. "Et des militaires chinois ils en vendent aussi? Ce serait moins cher", a-t-il ironisé. "En matière de commande publique, il ne peut y avoir de +en même temps+, il faut faire le choix de la France", a plaidé Xavier Bertrand.
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Affaire des "pulls chinois": l’armée affirme avoir octroyé le contrat à des entreprises françaises
15:47 04.11.2021 (Mis à jour: 17:49 10.01.2022) Après que France Bleu a révélé que l’armée française avait choisi un fabricant chinois pour ses pulls au détriment d’une entreprise française, le porte-parole du ministère a démenti. Il affirme que le contrat a été conclu avec deux entreprises hexagonales.
L’information a fait grand bruit ce matin, à la fois dans les médias et chez certains élus, mais elle pourrait s’avérer fausse. Le 3 novembre, France Bleu affirmait que l’armée française avait tout récemment refusé un contrat à son fournisseur historique Regain, dont l’usine est située dans le Tarn,
au profit d’un concurrent chinois. Le ministère des Armées a démenti l’information.
"Un contrat de fourniture de pulls pour l’armée française a été conclu avec deux entreprises françaises en septembre 2020: Saint James et Léo Minor", a affirmé son porte-parole Hervé Grandjean, ajoutant que les confections se font en France, au Maroc ou en Tunisie.
"78% de nos fournisseurs sont français, et la moitié sont des PME et TPE", indique-t-il.
En effet, sur son site, Leo Minor mentionne des bureaux dans ces deux pays du Maghreb, tandis que Saint James ne semble avoir qu’un atelier unique à… Saint-James, en Normandie. France 3 Occitanie indique de son côté que "si les deux groupes restent français, leurs usines en revanche sont en Chine".
Le ministère des Armées assure également qu’il continue de collaborer avec la société Regain pour des "sous-vêtements techniques innovants", ce qui avait déjà été relayé par France Bleu. De plus, il a
passé un contrat de 500.000 euros pour 15.000 chandails "au titre de mesures de relance".
Contacté par BFM TV, le patron de Regain, Laurent Brunas, précise que ce contrat avait été perdu "il y a 18 mois", sans savoir quelles entreprises l’avaient remporté, ou si l’une d’elles était chinoise.
"On gagne grosso modo un marché sur deux. Donc perdre, ça arrive, c'est le jeu. On a gagné et perdu d'autres marchés depuis celui-ci", explique-t-il.
Il maintient toutefois sa déclaration sur France Bleu concernant sa volonté de voir les marchés publics prendre davantage en compte les critères de responsabilité sociétale des entreprises et la qualité du produit proposé.
Cette perte de marché a poussé le
candidat à la présidentielle Arnaud Montebourg à se rendre jusqu’au site de production de Regain pour y exprimer son soutien. Il y a bel et bien été reçu, dénonçant sur Twitter la perte d’une "commande publique au profit d’un producteur étranger". Une déclaration qui contredit celle du ministère des Armées. Il rappelle d’ailleurs sa volonté de défendre "la commande publique pour sauver le made in France".
L’information a également fait réagir Marine Le Pen, laquelle s’est indignée que "nos impôts subventionnent les importations chinois et les délocalisations". "L'armée française achète des pulls en Chine plutôt que dans le Tarn", a repris de son côté Jean-Luc Mélenchon. "Et des militaires chinois ils en vendent aussi? Ce serait moins cher", a-t-il ironisé. "En matière de commande publique, il ne peut y avoir de +en même temps+, il faut faire le choix de la France", a plaidé Xavier Bertrand.