Les formations proturques en Syrie n’attendraient que le signal d’Ankara pour lancer une opération

© AP Photo / Ghaith AlsayedDes soldats turcs en Syrie (archive photo)
Des soldats turcs en Syrie (archive photo) - Sputnik Afrique, 1920, 02.11.2021
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De nouvelles informations obtenues par Sputnik, de sources non officielles, semblent confirmer l’éventualité d’une opération militaire lancée par Ankara dans le nord de la Syrie à la suite d’attaques contre les forces turques présentes dans le pays.
Les groupements proturcs en Syrie sont prêts à lancer une opération contre les formations arabo-kurdes, a appris Sputnik ce mardi 2 novembre d'une source au sein des structures en opposition à Damas dans le nord du pays.
"Pour le moment, il n’y a aucun mouvement. Les groupes d'opposition sont placés en état d'alerte attendant un signal de la part d'Ankara", selon la source.
L'armée turque et les groupes qui la soutiennent pourraient entamer prochainement, et ce dès le 2 novembre, une opération militaire contre les formations arabo-kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS), avait déclaré lundi la même source à Sputnik qui précise ne pas disposer de commentaires officiels sur la situation.
L'agence syrienne SANA a annoncé le 27 octobre que les forces armées turques avaient transféré dans le gouvernorat d’Idlib, dans le nord de la Syrie, un convoi comptant plus de 200 camions chargés de munitions, d'armes et de différents équipements.
"Pas question de faire marche arrière"
Évoquant la situation en Syrie, Recep Tayyip Erdogan a lui aussi déclaré aux journalistes dans l’avion qui le ramenait du sommet du G20 à Rome qu’une éventuelle opération pourrait être lancée en raison des attaques de plus en plus nombreuses contre les forces turques présentes dans le pays.
"Si une opération au-delà de nos frontières doit se faire contre le terrorisme, nous la ferons le moment venu, pas question de faire marche arrière", a indiqué le Président turc.
Il avait précédemment exprimé la détermination de son pays "à éliminer les menaces en provenance de la Syrie par [ses] propres moyens".
Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, avait noté pour sa part que les attaques des forces kurdes dans le nord de la Syrie s’étaient multipliées et que la Turquie était prête à résoudre le problème toute seule.
Ankara qualifie les YPG (Unités de protection du peuple), branche militaire du PYD (Parti de l’union démocratique) syrien de groupe "terroriste" en raison de ses liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), considéré lui aussi comme "terroriste" dans le pays.
Négociations russo-turques?
Le média Middle East Eye a de son côté affirmé que la Turquie était en négociations avec la Russie pour mener une opération militaire dans la ville frontalière syrienne de Kobané en vue de démanteler les YPG.
Selon le média, le projet d’accord en négociation prévoit que la Russie maintienne sa présence à Kobané et qu’Ankara prenne les zones environnantes en direction de la route stratégique M4, contrôlée conjointement par les forces russes et turques. Des sources sécuritaires turques ont indiqué qu’Ankara était notamment intéressé par la poche de Tall Rifaat (contrôlée par les YPG), une ville au nord d’Alep où des tirs ont fait des morts et des blessés parmi les soldats turcs et ceux de l’Armée nationale syrienne (ANS) soutenue par la Turquie.
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