"Un autre virus émergera que nous ne pouvons tout simplement pas contenir", alerte l’OMS

CC BY 2.0 / Jernej Furman / WHO World Health Organization website under magnifying glassLe site internet de l'Organisation mondiale de la santé (OMS)
Le site internet de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) - Sputnik Afrique, 1920, 30.10.2021
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Appelant la communauté internationale à tirer les leçons de la pandémie en cours, le directeur général de l’OMS a mis en garde contre l’émergence d’un nouveau virus que l’humanité ne pourra pas contenir.
Devant les ministres de la Santé et des Finances du G20 réunis à Rome, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a tiré la sonnette d’alarme concernant la situation actuelle autour du coronavirus, faisant remarquer que, "poussés par le variant Delta, les cas et les décès augmentent à nouveau dans le monde".
"C’est une certitude biologique qu’un jour un autre virus émergera que nous ne pouvons tout simplement pas contenir", a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Tout en exhortant la communauté internationale à tirer les leçons de la pandémie, l’unique candidat à sa réélection au poste de directeur général de l’OMS a jugé que nous pouvions tous "faire des pas pour nous préparer à ce virus, pour le détecter et répondre rapidement lorsqu’il arrive".
À ce titre, il a souligné que le monde avait besoin d’une "OMS renforcée, responsabilisée et financée de manière durable", d’un nouveau mécanisme assurant une réponse rapide à la pandémie et d’une meilleure gestion.
La fin de la pandémie dépend de l’humanité
Peu avant, le Dr Ghebreyesus avait affirmé que "la pandémie prendra[it] fin lorsque le monde le choisira".
"C’est entre nos mains. Nous possédons tous les moyens nécessaires, mais le monde n’a pas encore utilisé ces moyens."
Appuyant sur la nécessité de faire progresser la vaccination dans les pays où ce processus tarde, en Afrique, par exemple, le directeur général de l’OMS a jugé que l’objectif de vacciner 40% de la population dans chaque pays était accessible.
"Pour atteindre notre objectif de 40%, nous avons besoin de 550 millions de doses supplémentaires. […] Pour la majorité des pays, il s’agit simplement d’une offre insuffisante. […] Nous avons besoin que les fabricants priorisent et remplissent leurs contrats avec COVAX et AVAT de toute urgence", a souligné le Dr Ghebreyesus.
Alors que l’OMS a approuvé pour l’utilisation urgente de sept vaccins, comme ceux de Pfizer ou de Moderna, l’homologation du sérum russe Spoutnik V, déjà utilisé dans 70 pays, tarde.
Or, début octobre, le ministre russe de la Santé a indiqué qu’il n’y avait plus d’obstacles pour homologation du Spoutnik V. L’OMS a pour sa part fait savoir le 7 octobre que l’examen du vaccin russe devrait bientôt reprendre.
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