Ils brûlent des voitures contre de l'argent pour détourner les policiers d’un point de deal

© AFP 2022 LOIC VENANCEVoiture de police
Voiture de police - Sputnik Afrique, 1920, 28.10.2021
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Des trafiquants dans l’Essonne ont mis au point une nouvelle technique: incendier des voitures pour détourner l’attention des policiers d’un point de deal. Des "sous-traitants" qui mettent le feu reçoivent 50 euros pour chaque véhicule brûlé.
Deux individus majeurs ont été interpellés à Savigny-sur-Orge (Essonne) la semaine dernière pour avoir mis le feu à plusieurs voitures, rapporte Le Parisien. Tous deux ont admis avoir agi sur commande des trafiquants de drogue actifs à Longjumeau.

L’affaire des voitures brûlées

Au total, les 28 et 29 septembre, six voitures ont été brûlées en centre-ville de Longjumeau. À chaque fois, la vitre a été brisée et une substance inflammable a été jetée dans l’habitacle. C’est grâce aux caméras de surveillance que les policiers ont pu faire un rapprochement et interpeller les auteurs des faits.

"Le temps d’appeler les pompiers, de faire les constats, de taper une procédure, ça occupe pas mal. Pendant ce temps-là, les dealers sont tranquilles pendant une heure ou deux sur le point de vente", relate une source proche du dossier au Parisien.

Les incendiaires ont été payés 50 euros par voiture.

Point de deal florissant

Depuis des années, le trafic de drogue gangrène Longjumeau, qui est considéré comme l’un des plus gros endroits de vente de drogue de l'Essonne. L’un des points de deal les plus florissants est situé dans le quartier Rocade-Bel-Air. D’après Le Parisien, depuis le début de l’année plus de 135.000 euros de stupéfiants ont été saisis sur ce point de deal.

"Aujourd’hui, les trafics de stupéfiants ont pris une telle ampleur que des pratiques commerciales sont mises en place par les trafiquants", explique le secrétaire départemental du syndicat Alliance Police nationale, Claude Carillo auprès du quotidien.

Des trafiquants vandalisent régulièrement les caméras de surveillance. Par exemple, en juillet 2019, un mât de vidéoprotection, installé à Longjumeau, a été détruit à l’aide d’une disqueuse.
Les dealers utilisent souvent des mineurs: des préados recrutés comme "guetteurs ou ravitailleurs".
Depuis 2017, Sandrine Gelot, maire Les Républicains de Longjumeau, dénonce l’ambiance de violence dans laquelle sont obligés de vivre les habitants du quartier.

"Ils subissent cette occupation de terrain par les trafiquants de drogue qui se permettent de les fouiller à l'entrée de leur hall", avait-elle déploré en 2018 au Parisien.

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