"Enlevez votre cravate et j’enlève mon voile": une femme voilée répond à Zemmour à Drancy

© AFP 2022 JOEL SAGETEric Zemmour
Eric Zemmour - Sputnik Afrique, 1920, 25.10.2021
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En visite à Drancy, Éric Zemmour a eu un échange saugrenu avec une femme voilée, qui lui a proposé d’enlever sa cravate s’il voulait qu’elle enlève son voile. Les deux se sont finalement exécutés.
À six mois de la présidentielle et alors qu’il ne s’est toujours pas déclaré officiellement candidat, Éric Zemmour n’en finit pas de faire le spectacle devant les caméras. Récemment critiqué pour son passage au salon Milipol, où il a pointé en plaisantant un fusil sur un journaliste, le polémiste a de nouveau été à l’origine d’une séquence abracadabrantesque, à Drancy.
Parti à la rencontre des habitants devant les caméras de CNews, l’essayiste a engagé la conversation avec une passante sur le voile islamique. Alors que les esprits s’échauffaient, Éric Zemmour a alors proposé à son interlocutrice d’enlever le voile qu’elle-même portait. Celle-ci a répondu du tac au tac, en lui demandant d’enlever sa cravate.
Contre toute attente, le polémiste s’est alors exécuté, ôtant sa cravate et relevant son col de chemise.
"La cravate n’est pas un élément religieux. Elle ne signale rien de la religion. Le foulard, c’est l’injonction religieuse […] C’est écrit dans le Coran. Vous le mettez parce que vous respectez le Coran. Vous n’êtes pas libre, car dans l’islam il n’y a pas de liberté individuelle", a déclaré Éric Zemmour en dégrafant son col.
La passante a également fini par retirer son voile, affirmant qu’elle était libre de le mettre comme de l’enlever.
"Je choisis de le porter et de le retirer. Je décide. Le foulard ne fait pas la religion, comme votre cravate ne vous donne pas plus d’intelligence", a rétorqué celle-ci au journaliste.
Une scène qui a rapidement mis en ébullition les réseaux sociaux. Ce n’est d’ailleurs pas la seule, puisque le polémiste a multiplié les bons mots durant son déplacement. Se rendant dans une boucherie halal, il a notamment déploré la disparition des boucheries traditionnelles dans le quartier qu’il visitait. "Quand il n’y a plus que des boucheries hallal, on n’est plus en France, on est au Maroc", a lâché l’essayiste.

Concert d’indignations

Aucun incident n’est finalement venu émailler sa visite, malgré une tension souvent palpable. Malgré tout, ce passage d’Éric Zemmour à Drancy n’a pas fait l’unanimité. Sur Twitter, le journaliste Pablo Pillaud-Vivien a en particulier fustigé "l’infâme violence" de l’essayiste, demandant la suspension pure et simple de la chaîne CNews.
Le député LFI Bastien Lachaud a pour sa part déploré un "show répugnant", accusant Éric Zemmour de racisme et de mépris de classe.
Le militant Taha Bouhafs avait quant à lui pris les devants dans une série de tweets polémiques, qui promettaient un "squidgame" pour le passage de l’essayiste à Drancy. Une référence à la série de Netflix connue pour ses scènes d’ultraviolence, qui sème d’ailleurs la zizanie dans certaines cours d’école. L’ancien candidat LFI aux législatives avait fini par supprimer ses messages.
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