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Covid-19

L’épidémie a fait baisser la délinquance à Paris, mais pas les violences conjugales

CC BY 2.0 / Francisco Anzola / Rue de RomeXVIIe arrondissement de Paris
XVIIe arrondissement de Paris - Sputnik Afrique, 1920, 22.10.2021
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Alors que les faits de délinquance ont diminué à Paris entre janvier et septembre 2021, les violences conjugales et sexuelles recensées ont augmenté dans la capitale, selon les chiffres de la préfecture.
La crise sanitaire due à l’épidémie de Covid-19 a eu divers effets sur la délinquance à Paris, la préfecture ayant notamment recensé 13% d’agressions en moins entre le 1er janvier et le 30 septembre 2021, par rapport à la même période de l’année 2019, rapporte Le Parisien.
Les cambriolages ainsi que les vols dans les transports en commun sont eux aussi en baisse de près de 15%. Or, les 13e et 15e arrondissements font exception, le 15e ayant affiché une hausse d'environ 20% de faits de violences physiques, alors que les cambriolages et les vols dans les transports y ont augmenté de 6% et 3% respectivement.
Contacté par le quotidien régional, le maire de cet arrondissement, Philippe Goujon (LR), évoque notamment la recrudescence des rixes et "l’insuffisance des effectifs de police".

Violences conjugales et sexuelles en hausse

La préfecture constate également une hausse spectaculaire des violences conjugales dans l’arrondissement (+43%). Or, sur ce volet, la situation se montre préoccupante à l’échelle de la capitale entière, car les statistiques recensées à travers Paris ont bondi de plus de 15% depuis le début de l’année en cours.
Qui plus est, les violences sexuelles ont connu une flambée de 28% au cours des trois premiers trimestres de 2021 sur fond de huis clos imposé aux familles par les confinements successifs, d'après les chiffres de la préfecture. Selon une enquête Ifop parue en mars dernier, 10% des femmes interrogées déclaraient avoir été victimes de violences conjugales durant le premier confinement.
Dans le même temps, une forte hausse (+52%) du nombre d’infractions par rapport à la législation sur les stupéfiants s’explique surtout par la mise en œuvre du plan de lutte national de démantèlement des trafics, précise une source policière au Parisien.
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