Israël débloque un milliard d’euros en vue d’une éventuelle frappe contre l’Iran

© AP Photo / Atomic Energy Organization of IranLe centre d'enrichissement de Natanz
Le centre d'enrichissement de Natanz - Sputnik Afrique, 1920, 19.10.2021
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Alors que l’Iran tergiverse avec son retour dans les négociations visant à relancer l’accord sur son programme nucléaire, Israël, préoccupé par les progrès de la République islamique la rapprochant de l’accès à la bombe atomique, approuve un budget de 1,3 milliard d’euros pour une éventuelle frappe.
Israël a approuvé lundi 18 octobre un budget d'environ cinq milliards de shekels (1,3 milliard d'euros) qui sera utilisé en cas de frappe contre l'Iran, a rapporté Channel 12.
Ce budget est composé de trois milliards de shekels du budget précédent et de deux milliards supplémentaires du prochain budget qui doit être voté par le gouvernement en novembre.
Il comprend des fonds pour divers types d'avions, des drones de collecte de renseignements et des armements nécessaires pour une telle attaque, qui devrait cibler des sites nucléaires souterrains fortifiés, selon les informations de la chaîne de télévision israélienne.

Le droit d’agir à tout moment et de n’importe quelle manière

Le ministre israélien de la Défense Benny Gantz a assuré que son pays était prêt à s'engager militairement contre l'Iran si cela était nécessaire.
Le chef de la diplomatie israélienne Yaïr Lapid lui a fait écho.
"Si un régime terroriste veut se doter de l’arme nucléaire, nous devons agir, nous devons faire comprendre que le monde civilisé ne le permettra pas. Si les Iraniens ne voient pas que le monde est prêt à les arrêter, ils se précipiteront sur la bombe. Israël se réserve le droit d’agir à tout moment et de n’importe quelle manière", a-t-il déclaré lors de son déplacement à Washington le 13 octobre où il a évoqué ce problème avec son homologue Antony Blinken.

D’autres options envisagées

D’après The National Interest, les deux ministres ont déclaré qu’en cas de non-retour de Téhéran à la table des négociations les États-Unis et Israël avaient "d’autres options pour faire face" à son programme nucléaire.
Le contenu de celles-ci n’a pas été dévoilé, mais il convient de rappeler qu’en juin dernier, le chef sortant du renseignement israélien Mossad Yossi Cohen avait implicitement confirmé le rôle de son organisation dans l’assassinat du père du programme nucléaire iranien Mohsen Fakhrizadeh en novembre 2020, de même que dans l’acte de sabotage contre le site atomique de Natanz en avril 2021.

Les pourparlers en arrêt depuis l’élection de Raïssi

Les puissances mondiales s'efforcent de ramener la République islamique à la table des négociations à Vienne afin de relancer les pourparlers sur l'accord nucléaire de 2015. Ces derniers sont au point mort depuis juin, date à laquelle Ebrahim Raïssi a été élu Président.
En vertu de cet accord conclu à Vienne, Téhéran devait bénéficier de la levée d’une partie des sanctions occidentales et onusiennes en échange de son engagement à ne jamais se doter de l’arme nucléaire et d’une réduction de son programme nucléaire placé sous le contrôle de l’Onu.
Après le retrait unilatéral des États-Unis de l’accord en 2018, l’Iran a progressivement abandonné une part de ses engagements.
Ce dimanche 17 octobre, le député du Parlement iranien Behrouz Mohebbi Najmabadi a annoncé via Twitter que "le gouvernement (iranien) entamera des pourparlers cette semaine sur la base de la loi de l’Action stratégique pour la levée des sanctions".
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