Elle se met en grève de la faim pour obtenir l’autorisation d’exercer malgré sa non-vaccination

© AFP 2022 LOIC VENANCEUne infirmière prépare une injection
Une infirmière prépare une injection - Sputnik Afrique, 1920, 19.10.2021
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Une orthophoniste de Francheville dans le Rhône qui n’a plus l’autorisation d’exercer en raison de son refus de se faire vacciner à cause de pathologies dont elle souffre a entamé lundi 18 octobre une grève de la faim.
Céline Lacheteau, 48 ans, orthophoniste à Francheville dans l’ouest lyonnais et mère de quatre enfants, n’a plus l’autorisation d’exercer depuis le 15 octobre. Elle n’a pas obtenu de dérogation après que la vaccination lui a été déconseillée par des médecins. Ce 18 octobre, elle s’est mise en grève de la faim, rapporte Le Progrès.
Son refus de se faire immuniser tient à des pathologies dont elle est atteinte. Selon le journal régional, elle souffre notamment de psoriasis, mais surtout d’une tumeur artérioveineuse cérébrale qui ne figure pas sur la liste des contre-indications à la vaccination.
Dès 8 heures, elle s’est installée devant la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) à Lyon en signe de protestation.
"Je dois obtenir un pass de la CPAM que je n’ai toujours pas obtenu. Mon but n’est pas d’être pour ou contre la vaccination mais de faire entendre mes droits", a-t-elle signalé à France 3.

Une autorisation temporaire délivrée dans la journée

Radio Scoop lyonnaise a cependant annoncé ce mardi 19 octobre que la veille, en fin de matinée, un certificat temporaire lui avait été délivré. Il lui permet d’exercer sans avoir à se faire vacciner. Mais il n’est valable que pour une durée de deux mois seulement.
"Je vais faire ce qu’il faut de mon côté, je vais trouver un allergologue qui puisse me délivrer l’attestation… Je suis prête à faire des tests PCR tous les trois jours, à respecter tous les gestes barrières au cabinet, mais ce qu’il faudrait, c’est surtout que nos problèmes médicaux personnels soient reconnus", a-t-elle déclaré à la radio.
Au lendemain de l’entrée en vigueur de l’obligation vaccinale le 15 septembre, Olivier Véran a révélé sur RTL que quelque 3.000 suspensions avaient déjà été signifiées dans les établissements de santé ou médico-sociaux. Il a aussi constaté "quelques dizaines de démissions".
Le 20 septembre, l’Agence régionale de santé Île-de-France a recensé 113 démissions et 1.333 suspensions sur les quelque 400.000 membres du personnel concernés.

Le recours d’une employée contre la suspension rejeté par le tribunal

Étant donné que la suspension s’accompagne d’une interruption de la rémunération, une employée du groupe hospitalier public Nord-Essonne a contesté cela devant le tribunal administratif de Versailles.
Son avocat qui traitait une vingtaine de dossiers similaires, mais tous séparément, espérait que le gain de cause créerait un précédent et aurait un effet sur toutes les suspensions.
"On va traiter d’un dossier, mais il concernera tous les soignants qui ne sont pas vaccinés et sont suspendus", avait-il déclaré au Figaro.
Le recours de l’employée a été cependant rejeté mercredi 13 octobre par le juge des référés.
Il a été argumenté que la salariée "s’est placée elle-même dans la situation d’urgence qu’elle invoque" car la loi sur l’obligation vaccinale des hospitaliers "donnait un délai de plusieurs semaines", a relaté Ouest-France.
Le juge des référés a également rejeté la question prioritaire de constitutionnalité soulevée par l’avocat qui estimait que la loi sur l’obligation vaccinale n’était pas conforme à la Constitution sur trois points.
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