La Russie troisième pays pour le minage de bitcoins, affirme l’Université de Cambridge

© Sputnik . Alexeï Soukhoroukov / Accéder à la base multimédiaBitcoin
Bitcoin - Sputnik Afrique, 1920, 15.10.2021
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Si Pékin fait désormais la chasse au minage de bitcoins, l’activité se porte bien en Russie, où elle représente un dixième du chiffre mondial, selon une récente étude. La France est à la traîne.
Alors que Moscou tente d’établir sa ligne de conduite vis-à-vis des cryptomonnaies, entre régulation et tolérance, les activités de minage continuent de faire florès en Russie. Le pays est en effet devenu le troisième au monde concernant celui des bitcoins, rapporte une étude de l'université de Cambridge.
En août, ce secteur en Russie représentait ainsi 11,23% de la puissance de calcul mondiale, exprimée en hashrate. Un chiffre qui a fait un bond spectaculaire, puisqu’il s’élevait à 6,8% en avril dernier. Les États-Unis restent les champions en la matière (35,4%), devant le Kazakhstan (18,1%). La France est bien plus loin, avec 0,20%, derrière l’Allemagne (4,48%) ou le Royaume-Uni (0,25%).
La Chine, qui a durci le ton sur les cryptomonnaies et fait baisser le rideau à ses principales fermes de minage, voit logiquement ses statistiques plombées. Sa part en puissance de calcul est passée de 46% à zéro en quatre mois.
Minage et électricité
L’étude revient également sur la consommation électrique du minage, souvent pointée du doigt. L’activité, qui consiste à vérifier les transactions en cryptomonnaies et à les inscrire dans une blockchain, est en effet réputée énergivore.
Le minage du seul bitcoin représente donc 0,46% de la consommation mondiale d’électricité, selon l’université de Cambridge, soit plus que celle d’un pays comme les Philippines.
Début mai, Elon Musk, le fantasque patron de Tesla, avait déjà mis le doigt sur le problème, affirmant que son entreprise n’accepterait plus les paiements en bitcoins, tant que celui-ci resterait aussi polluant. Il avait par la suite nuancé sa position, mais ses déclarations avaient contribué à la chute en bourse du cours de la célèbre cryptomonnaie.
L’étude de Cambridge précise cependant que les mineurs puisent souvent dans des stocks d’électricité dite "échouée", qui peut difficilement être employée par d’autres industries. Le minage permet donc d’utiliser une énergie excédentaire qui serait autrement perdue ou gaspillée. Les pertes électriques T&D (transmission et distribution) aux États-Unis suffiraient d’ailleurs à alimenter le réseau bitcoin deux fois, concluent les chercheurs.
Ces dernières années, plusieurs alternatives ont vu le jour pour essayer de limiter la consommation électrique du minage. La cryptomonnaie Chia Network avait notamment promu un minage propre, fondé sur l’espace inutilisé de disques durs et de cartes SDD, plutôt que sur le travail de processeurs graphiques. Mais l’effondrement de son cours avait fait office de douche froide pour les mineurs, en particulier en Asie.
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