"C’est vous qui décidez de tout": Macron chahuté par un élu à propos des J.O.

© AFP 2022 THOMAS COEXEmmanuel Macron
Emmanuel Macron - Sputnik Afrique, 1920, 14.10.2021
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En visite en Seine-Saint-Denis pour préparer les Jeux olympiques de 2024, Emmanuel Macron a essuyé les piques d’un élu qui lui a reproché son omnipotence.
Deux mois après les Jeux olympiques de Tokyo, les autorités françaises tentent de se projeter vers la future édition parisienne, qui aura lieu en 2024. Dans cette optique, Emmanuel Macron s’est rendu à Tremblay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), pour discuter sport et visiter un nouveau stade.
Un déplacement marqué par un échange tendu avec Patrick Karam (Libres!), vice-président du conseil régional d'Île-de-France. Ce dernier a en effet pointé du doigt le bilan décevant des athlètes français au Japon, se demandant comment redresser la barre d’ici 2024. Le chef de l’État lui a alors recommandé de s’adresser aux responsables en charge des sports, notamment Claude Onesta, ancien entraîneur de l’équipe de France de handball et membre de l’Agence nationale du sport.
Une réponse que n’a visiblement pas appréciée Patrick Karam, qui a envoyé une petite pique à Emmanuel Macron.
"Vous croyez que je ne connais pas l’organigramme? Mais c’est vous qui décidez de tout, Monsieur le Président, tout le monde le sait", a ainsi lancé l’élu au chef de l’État.
Emmanuel Macron semble avoir pris la moquerie avec le sourire. "Certains veulent le croire", a-t-il répondu à Patrick Karam, en référence aux critiques qui le voient comme un Président jupitérien.
Président omniprésent et touche-à-tout?
Emmanuel Macron a déjà essuyé de semblables attaques depuis le début de son mandat, certains observateurs lui reprochant de reléguer ses ministres au rang de figurants. Lors de sa nomination à Matignon, Jean Castex avait d’ailleurs cru bon de devoir préciser que sa personnalité n’était "pas soluble dans le terme de “collaborateur”", dans un entretien au Journal du Dimanche.
Très actif sur le front de l’épidémie, Emmanuel Macron avait en particulier été raillé par l’opposition, lorsque son entourage avait affirmé qu’il était devenu un "Président épidémiologiste". Le député LFI Bastien Lachaud avait notamment dénoncé un "mégalomane ivre de pouvoir et d’éloges" sur Twitter, alors que le PCF avait proposé d’attribuer le Nobel de Médecine au chef de l’État.
Si le mandat de François Hollande avait été placé sous le signe du "Président normal", Nicolas Sarkozy s’était déjà vu reprocher une semblable forme d’hyperactivité, voire d’omniprésence, par ses détracteurs.
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